

Dans une interview accordĂ©e Ă France TĂ©lĂ©visions, vous avez dit avoir conscience que la dĂ©cision de vous dĂ©signer maĂźtresse des cĂ©rĂ©monies Ă©tait âmoins Ă©videnteâ que pour certains de vos prĂ©dĂ©cesseurs. Quâest-ce que vous entendez par lĂ ? Bah, quand tu dis âEye HaĂŻdaraâ, les gens ne savent pas tout de suite qui câest. Je nâai pas ce niveau de notoriĂ©tĂ©. Ils sont obligĂ©s dâaller regarder qui je suis. Ă part ceux qui sont dans le mĂ©tier, les cinĂ©philes, et la presse peut-ĂȘtre. Mais dans quelque chose de plus large, je ne suis pas la grosse Ă©vidence. Des succĂšs populaires, je nâen ai eu quâun, avec Le Sens de la fĂȘte âdeux, si lâon inclut la sĂ©rie En thĂ©rapie. Mais en entendant âEye HaĂŻdaraâ, tu te dis dâabord: âAttends, câest qui ça dĂ©jĂ â?
Alors justement, repartons du dĂ©but. Vous avez donnĂ© rendez-vous dans le XVIIe arrondissement de Paris, oĂč vous avez toujours vĂ©cu. CâĂ©tait comment, votre enfance ici? CâĂ©tait joyeux, vivant. Mon pĂšre Ă©tait cariste et ma mĂšre contractuelle au ministĂšre de lâIntĂ©rieur. On est six enfants, jâai deux frĂšres et trois sĆurs. Il y avait toujours beaucoup de monde chez moi. Beaucoup! Ma mĂšre est quelquâun de trĂšs accueillant et qui aide Ă©normĂ©ment. Elle nous a toujours montrĂ© que, quand il y en a pour deux, il y en a pour vingt. Si tu Ă©tais dans la galĂšre, tu venais chez moi.



















