Golden Eye | Society
Entretien

Golden Eye

Comment devient-on, Ă  43 ans, la maĂźtresse des cĂ©rĂ©monies du festival de Cannes, lorsqu’on s’est construite avec des comĂ©dies populaires, des piĂšces de théùtre exigeantes Ă  Avignon et un bon syndrome de l’imposteur? Eye HaĂŻdara rĂ©pond Ă  toutes ces questions, et Ă  bien d’autres.
  • Par Nicolas Fresco / Photos: Arno Lam (Charlette Studio)
  • 19 min.
  • Interview
Illustration pour Golden Eye
 

Dans une interview accordĂ©e Ă  France TĂ©lĂ©visions, vous avez dit avoir conscience que la dĂ©cision de vous dĂ©signer maĂźtresse des cĂ©rĂ©monies Ă©tait ‘moins Ă©vidente’ que pour certains de vos prĂ©dĂ©cesseurs. Qu’est-ce que vous entendez par lĂ ? Bah, quand tu dis ‘Eye HaĂŻdara’, les gens ne savent pas tout de suite qui c’est. Je n’ai pas ce niveau de notoriĂ©tĂ©. Ils sont obligĂ©s d’aller regarder qui je suis. À part ceux qui sont dans le mĂ©tier, les cinĂ©philes, et la presse peut-ĂȘtre. Mais dans quelque chose de plus large, je ne suis pas la grosse Ă©vidence. Des succĂšs populaires, je n’en ai eu qu’un, avec Le Sens de la fĂȘte –deux, si l’on inclut la sĂ©rie En thĂ©rapie. Mais en entendant ‘Eye HaĂŻdara’, tu te dis d’abord: ‘Attends, c’est qui ça dĂ©jà’?

Alors justement, repartons du dĂ©but. Vous avez donnĂ© rendez-vous dans le XVIIe arrondissement de Paris, oĂč vous avez toujours vĂ©cu. C’était comment, votre enfance ici? C’était joyeux, vivant. Mon pĂšre Ă©tait cariste et ma mĂšre contractuelle au ministĂšre de l’IntĂ©rieur. On est six enfants, j’ai deux frĂšres et trois sƓurs. Il y avait toujours beaucoup de monde chez moi. Beaucoup! Ma mĂšre est quelqu’un de trĂšs accueillant et qui aide Ă©normĂ©ment. Elle nous a toujours montrĂ© que, quand il y en a pour deux, il y en a pour vingt. Si tu Ă©tais dans la galĂšre, tu venais chez moi.

Society #280

À lire aussi

L'intégrale du dossier Epstein

Commandez les deux numéros de Society sur notre boutique