Passion concombres | Society
Passion craquante

Passion concombres

Avec Marion Motin, danseuse et chorégraphe
Illustration pour Passion concombres
 
  • NoĂ©mie Pennacino
  • 2 min.
  • Chronique

“C’est vrai que, quand j’y rĂ©flĂ©chis, ce qui me dĂ©range dans les lĂ©gumes cuits, c’est ce cĂŽtĂ© mou dans la bouche. Je ne mange que des lĂ©gumes crus: petits pois crus, fĂšves crues, radis ronds roses crus, carottes crues
 Dans le concombre, j’aime l’aspect, le croquant, et en mĂȘme temps, au milieu, il y a une tendresse, ces petits pĂ©pins tendres qui viennent mettre un peu d’amour dans ton gosier. C’est comme une petite explosion de fraĂźcheur. Je ferme les yeux et j’ai l’impression d’ĂȘtre sous une cascade. Dans mon frigo, j’ai une boĂźte Ă  concombres avec un couteau dedans et, rĂ©guliĂšrement, je l’ouvre ; j’en mange tout au long de la journĂ©e. Je ne peux pas trop manger le midi, parce que sinon je deviens bĂȘte. J’ai un systĂšme digestif qui prend le dessus sur tout, donc si je dĂ©jeune, j’arrive en rĂ©pĂ©tition, j’ai envie de dormir et je n’arrive plus Ă  rĂ©flĂ©chir. Alors ces concombres, ça me permet d’avoir l’impression d’avoir mangĂ© et de m’ĂȘtre dĂ©saltĂ©rĂ©e en mĂȘme temps, sans passer mon temps Ă  digĂ©rer. C’est fabuleux, en plus, parce qu’on peut le manger juste comme ça, ou rajouter du sel et un filet de citron dessus, ça ramĂšne un autre niveau de profondeur. Il y a une fusion, une rencontre gustative entre une certaine douceur et une certaine aciditĂ©. D’un coup, il y a deux personnages, et il n’y en a pas un qui prend la place de l’autre. On distingue les deux et on arrive Ă  apprĂ©cier les deux ensemble. C’est intĂ©ressant.”

Society #280

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