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Neuf ans plus tard, le 23 septembre 2019 exactement. Même ville, même adresse. Sept policiers de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) débarquent au 22, avenue Foch. Ils ne savent pas trop à quoi s’attendre. Depuis la mort par pendaison de Jeffrey Epstein dans sa cellule du centre correctionnel métropolitain de New York, un mois et demi plus tôt, le scandale a pris des proportions hors norme. Il est question de centaines de viols sur mineures, d’une île des Caraïbes transformée en antichambre de l’enfer, d’un réseau aux ramifications mondiales. On parle de Bill Clinton à bord du jet privé du délinquant sexuel –surnommé par les médias le “Lolita Express”–, de Donald Trump posant à ses côtés et d’un ballet incessant de jeunes filles acheminées d’un continent à l’autre. L’histoire de Virginia Roberts Giuffre, qui a affirmé avoir été violée dans le sud de la France et à Paris par Epstein, mais aussi par le prince Andrew, duc d’York, membre de la famille royale britannique, et Jean-Luc Brunel, patron d’agences de mannequins, tourne en boucle. D’autres victimes ont parlé de l’avenue Foch. De cet appartement précisément. Il est 15h quand les policiers passent la grille à l’aide d’un badge Vigik. Ils pénètrent dans le hall d’entrée et se présentent à la loge de la gardienne. Maria est la compagne de Valdson, le majordome et chauffeur de Jeffrey Epstein, qui a travaillé pour lui pendant 18 ans ; le couple possède les clés de l’appartement, situé au deuxième étage. Elle leur ouvre la porte. La perquisition commence.
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