Khao Technique | Society
Reportage

Khao Technique

Oubliez les vieux machos aux références metal et virilistes: le catch vit aujourd’hui une seconde jeunesse, métissée et inclusive. Et c’est notamment à la structure khao wrestling qu’il la doit.
  • Par Victor Jezequel et Tanguy Mantovani
  • 16 min.
  • Reportage
Deux lutteurs sont sur un ring, l'un portant un masque et des bottes avec le chiffre "243", effectue une prise sur l'autre lutteur vêtu de rose.
 Photos: Brice Dossin pour Society

Dans la file d’attente qui se forme devant la salle polyvalente Émile‑Zola de Nogent‑sur‑Marne, dans le Val‑de‑Marne, les maillots du PSG se mêlent aux sweats à l’effigie de groupes de metal. Tous se sont réunis un dimanche après‑midi de mars pour assister au couronnement du premier champion KHAO Wrestling, la structure qui veut “casser les codes” du catch français, et qui fête par la même occasion sa première année d’existence. Pour célébrer dignement cet anniversaire, elle a mis son nom partout, sur les verres, les casquettes, jusque sur le ring qui trône en plein milieu de la salle. Parmi les fans de la première heure figurent Alan, Romain, Neptune et Joao. Ils ont entre 20 et 30 ans, sont électricien, fonctionnaire ou en recherche d’emploi, viennent des quatre coins de l’Île‑de‑France et sont membres de l’OLC Club, l’un des rares groupes d’ultras de catch français. Habitués des shows d’à peu près toutes les structures franciliennes imaginables, c’est pour ceux de KHAO qu’ils vibrent le plus. Placés dans les premières rangées, ils sont à l’aise comme à la maison.

Society #278

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