Leïla Ka | Society
Cahier Culture

Leïla Ka

Rencontre avec la chorégraphe française, qui exporte sa colère à l’international.
Une personne est appuyée contre un mur, portant un pull rayé blanc et noir et un pantalon de sport noir avec des bandes blanches.
 

MALDONNE
En tournée dans toute la France et à l’étranger

“Tous les jours, je me disais que j’allais me faire virer”, se rappelle Leïla Ka. Parmi les cinq danseurs sélectionnés par la chorégraphe Maguy Marin pour réinterpréter sa pièce emblématique May B, elle voit bien qu’elle détonne. On est en 2016. La jeune danseuse n’a pas suivi de formation académique, n’a jamais fait de classique ni de contemporain, et encore moins participé à un spectacle long d’une heure et demie. C’est uniquement poussée par son désir ardent de danser qu’elle a décidé de tenter sa chance à l’audition, sans trop y croire. Dix ans après ce baptême du feu, Leïla Ka, désormais âgée de 33 ans, est réclamée et saluée partout. Cédric Klapisch lui a demandé de danser à la cérémonie des César 2025. Beyoncé a fait appel à elle pour chorégraphier sa chanson Amen, en clôture de ses concerts du Cowboy Carter Tour. Vogue voit en elle “l’une des chorégraphes et scénographes les plus actives de la nouvelle génération française”. Sa dernière création, Maldonne, initiée en 2023, continue de se produire en France et à l’étranger. Partout, le même accueil dithyrambique. On souligne son “urgence”, on salue sa “colère”.

Society #278

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