Passion voyages en train | Society
Passion vibrante

Passion voyages en train

Avec BérangÚre McNeese, actrice et réalisatrice
Illustration pour Passion voyages en train
 Studio TF1 Guillaume Kayacan
  • NoĂ©mie Pennacino
  • 2 min.
  • Chronique

On se retrouve dans cette espĂšce de bulle qu’est le wagon, et il y a un accord tacite: on va passer ce temps ensemble. Assez rapidement, quand quelqu’un commence Ă  ĂȘtre relou, on va se regarder et se mettre d’accord sur le fait qu’on a localisĂ© la personne relou et trouver un peu de rĂ©confort auprĂšs des gens alentour. Il y a un truc de ‘communauté’ que j’aime bien. Un moment que je chĂ©ris particuliĂšrement, c’est quand quelqu’un me demande de surveiller ses affaires pendant qu’il va aux toilettes. J’ai l’impression qu’il y a un lien humain qui se crĂ©e automatiquement, et je me sens honorĂ©e d’ĂȘtre la personne qui a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©e comme Ă©tant de confiance. ‘Pardon, excusez-moi, est-ce que vous pouvez me faire l’honneur d’ĂȘtre la personne Ă  qui je vais confier toute mon existence qui se trouve dans ce sac Ă  main?’ Je ne sais pas si tout le monde se rend compte Ă  quel point ça me tient Ă  cƓur
 Et alors aprĂšs, il y a une passion collatĂ©rale, c’est la bouffe des trains – qui n’inclut pas le cafĂ©. Par exemple, le croque-monsieur, avec la bĂ©chamel SNCF. J’adore quand il est un peu gratinĂ©. Il est extrĂȘmement mou, pas croustillant du tout et la bĂ©chamel est trĂšs intense sans avoir trop de goĂ»t, mais il y a quelque chose de rĂ©confortant. Ce n’est pas menaçant, quoi. Je me rends compte que ça fait un peu bourgeois de dire qu’on aime la bouffe de la SNCF, parce que c’est cher, mais bon, le croque-monsieur mou, j’assume.”

Society #277

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