

Lâapiculture, au fond, commence toujours par ce quâil convient dâappeler un enfumage. Ă peine sorti de sa camionnette, avant mĂȘme dâenfiler sa combinaison, Robin Mugnier a pour premier geste dâallumer la braise dans le petit enfumoir quâil agitera bientĂŽt autour de ses ruches, juste avant de les ouvrir. Une technique de diversion qui vise Ă simuler un incendie pour se prĂ©munir dâune attaque dâabeilles au moment de manipuler les cadres en bois abritant la colonie, avec leurs alvĂ©oles emplies de nectar dorĂ©. âQuand les abeilles sentent le feu, leur rĂ©action de survie consiste Ă se gorger de miel pour prĂ©parer leur dĂ©part, ce qui les rend beaucoup moins agressives Ă notre Ă©gard, Ă©claire lâapiculteur sous le filet qui, accrochĂ© Ă un chapeau de paille, lui fait office de visiĂšre de protection. Câest vraiment une pratique historique de lâapiculture, on fait la mĂȘme chose lorsquâil sâagit de rĂ©colter du miel sauvage. Bon, câest forcĂ©ment une action qui vient les perturber un peu, mais ça nâa pas non plus lâair de trop les dĂ©ranger.â

















