

TĂ©lĂ©phone Ă carte prĂ©payĂ©e en poche, deux jeunes hommes font le pied de grue dans une rue calme prĂšs de la gare dâEnghien-les-Bains, dans le Val-dâOise, en cet ordinaire dimanche matin dâautomne. Nico et son ami observent le pĂšre de famille qui arrive tranquillement Ă califourchon sur un vĂ©lo. Aucun doute, il sâagit bien du vĂ©lo de Nico. Plusieurs agents de la brigade anti-criminalitĂ© sortent alors de leur planque et foncent sur le cycliste. âQuand la BAC lâa embarquĂ©, il avait lâair tout perdu, tout Ă©tonnĂ©, confie Nico. Jâavais mĂȘme un peu de peine pour lui, mĂȘme si câĂ©tait sĂ»r quâil savait que le vĂ©lo Ă©tait volĂ©.â Son super gravel Decathlon beige, Nico lâavait retrouvĂ© dans une petite annonce postĂ©e sur le site Leboncoin, quelques jours aprĂšs quâil avait disparu de sa cour dâimmeuble. âJâavais changĂ© deux, trois trucs qui le rendaient reconnaissable: jâavais mis des porte-bidons bleus pas trĂšs communs et, surtout, jâavais changĂ© la potence qui relie le cintre au cadreâ, explique le trentenaire, data scientist dans une banque Ă Paris.

















