

Une séquence, prise au hasard parmi les dizaines d’heures de visionnage possible de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public: ce 1er avril, les députés reçoivent Nagui. Après deux heures de questions-réponses dans un climat tendu, le rapporteur, Charles Alloncle (UDR), tente de prouver que l’animateur n’est pas seulement, comme il le qualifie ironiquement, “la personne qui s’est le plus enrichie avec l’argent public”, mais aussi un faux-cul. “Votre émission N’oubliez pas les paroles qui date du 26 mars 2025. À cette occasion, vous avez sévèrement taclé Fanny, une candidate arboricultrice de profession qui projetait d’acheter un van aménagé de type diesel […], vous lui avez asséné en plateau en direct si elle connaissait le principe de sauver la nature et la planète avant de l’inciter à choisir un mode électrique.” Le rapporteur place ensuite l’animateur devant ses contradictions, citant ses “dépenses somptuaires”, sa présence “à Saint-Tropez, sur un yacht” ou ses “voyages probablement en jet”. Bref, Nagui serait un hypocrite dont l’existence est bien éloignée des considérations écologiques qu’il reproche aux autres de ne pas avoir. L’animateur est contraint de répondre, mi-amusé, mi-agacé: “J’ai la chance d’être invité […] je n’ai aucun bateau, je n’ai aucun avion.” Il réitère son mea culpa puisque, comme il le rappelle, il s’est déjà “excusé” après cette vanne qui avait provoqué quelques réactions épidermiques sur les réseaux. Alloncle appuie sa démonstration en citant Cyril Hanouna, qui avait traité Nagui de “donneur de leçons”. Fin de la séquence.

















