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Black Guns Matter

Les AmĂ©ricains sont de plus en plus nombreux Ă  acheter des armes. Y compris en Californie, l'un des États les plus restrictifs Ă  ce sujet. OĂč un nouveau marchĂ© Ă©merge: celui des clubs de tir “progressistes”.
Illustration pour Black Guns Matter
 Rea / Alex Lourie
  • AnaĂŻs Renevier Ă  Fairfield, Californie
  • 6 min.
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Debbie Williams, ancienne directrice marketing, avait prĂ©vu de nombreuses occupations pour sa retraite: des sorties entre amies, un peu de jardinage
 Mais jamais cette septuagĂ©naire qui a eu “peur des armes” toute sa vie n’aurait imaginĂ© devenir la premiĂšre femme africaine-amĂ©ricaine instructrice de tir de la rĂ©gion de la baie de San Francisco -et Ă  ce jour, encore la seule. Tout a basculĂ© en 2017: “Trump venait d’arriver au pouvoir, et c’est comme si ça avait libĂ©rĂ© quelque chose aprĂšs deux mandats d’Obama. On sentait de plus en plus de tensions raciales.” Dans le comtĂ© rural oĂč elle vit, Ă  mi-chemin entre Sacramento et San Francisco, la police peut mettre une Ă  deux heures pour intervenir en cas d’urgence, assure-t-elle. Alors, aprĂšs quelques mois de rĂ©flexion, elle finit par faire un choix: “PlutĂŽt que d’éviter certains endroits par peur, je me suis dit que je devais apprendre Ă  me protĂ©ger.” Debbie Williams a 63 ans quand, un jour de 2018, elle entre dans une armurerie et achĂšte un petit pistolet Smith & Wesson sous le regard circonspect du vendeur. Elle ne le savait pas Ă  l’époque, mais Williams Ă©tait loin d’ĂȘtre la seule Ă  franchir le pas.

Society #268

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