Passion saut en parachute | Society
Passion chavirante

Passion saut en parachute

Avec Rod Paradot, comédien
Illustration pour Passion saut en parachute
 

La sensation, c’est inexplicable. Avant, tu es hyper excité, comme si tu allais descendre un grand huit ; quand tu sautes, il y a une montée au niveau du cœur ; et une fois que tu es dans les airs, c’est assez dingue, ton esprit part ailleurs. Je ne suis jamais aussi détendu, en fait. Ça te crée un univers où il n’y a plus que ça qui compte. Tu lâches tout quand tu te jettes, ton stress, ta haine… De toute façon, il faut vraiment que ton corps soit le plus détendu possible -même si ça paraît compliqué–, parce que si t’es crispé, c’est un peu plus dur dans la manœuvre. Moi, j’ai tout le temps besoin de ressentir des choses hyper fortes. Par exemple, je skie depuis que je sais marcher, ma mère m’emmenait grâce au comité d’entreprise -on ne roulait pas sur l’or–, et cette vitesse que tu te procures sur les pistes, c’est fou. Ça fait du bien de ressentir du danger, aussi. À chaque fois que tu sautes en parachute, tu as une décharge à signer. Donc si jamais il y a une connerie, s’il se passe quelque chose, c’est ton problème. En général, ça se passe bien, mais il y a tout un protocole à respecter: comment mettre le harnais, la combi, les lunettes, comment se positionner… Après, t’as les jambes au bord du vide à 4 000 ou 6 000 mètres, le monsieur te tape trois fois sur l’épaule pour savoir si tu es prêt, tu lui fais un pouce, tu mets la tête en arrière sur son épaule et c’est parti pour la chute libre.”

Society #269

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