Passion joaillerie | Society
Passion brillante

Passion joaillerie

Avec Wamen, chanteuse
Illustration pour Passion joaillerie
 
  • NoĂ©mie Pennacino
  • 2 min.
  • Chronique

“Je suis nĂ©e et j’ai grandi au Cameroun, et l’étĂ©, on venait en France, parce que mon papa est français. Ma mĂšre en profitait pour faire les courses pour l’école, acheter des vĂȘtements, etc. Un jour, je disparais, ma mĂšre me cherche dans tout le magasin, ils passent des annonces, ‘La petite CĂ©line est attendue Ă  l’accueil’. En fait, j’étais assise devant la boutique Swarovski Ă  contempler une tiare en cristal, avec de belles pierres translucides ; je n’arrivais pas Ă  bouger. Tu vois les tiares des princesses? Pas celles qui font tout le tour de ta tĂȘte, celles avec des petites broches qui viennent se clipser dans tes cheveux. J’étais vraiment en train de me dire: ‘Je veux ĂȘtre une princesse Disney.’ Fun fact, j’ai Ă©tĂ© une princesse dans mon village de BangangtĂ©. Chez nous, les BamilĂ©kĂ©s, la royautĂ©, ça a vraiment une force. Ma grand-mĂšre Ă©tait reine. Quand elle est dĂ©cĂ©dĂ©e, en 2016, je suis devenue reine Ă  mon tour, et on est venu m’offrir des perles et des bijoux d’apparat. La joaillerie camerounaise, c’est trĂšs particulier. On a notamment de magnifiques perles bleues et des bracelets en cauris. Ce sont de petits coquillages blancs que l’on coud sur des bracelets, des colliers, des vĂȘtements. Le perlage est trĂšs important au Cameroun, on va en retrouver jusque dans le mobilier. Ça demande des centaines d’heures de travail. L’artisanat a vraiment sa place.”

Society #276

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