

Tout le monde le sait maintenant: câest Luc Broussy, proche dâOlivier Faure au sein de la direction du Parti socialiste, qui a calĂ© le rendez-vous, sur demande de son camarade Pierre Jouvet, dĂ©putĂ© europĂ©en, qui âsâĂ©tait enquillĂ© les derniers Ă©ditos de Patrick Cohen Ă 7h40 sur France Inter et les avait trouvĂ©s particuliĂšrement injustes envers la direction du PSâ. Il a Ă©crit Ă Thomas Legrand, Ă©ditorialiste Ă LibĂ©ration et France Inter, quâil connaĂźt bien, pour lui demander: âSi jâappelle Patrick Cohen pour parler, est-ce quâil accepte un cafĂ©? Je ne veux pas que la dĂ©marche le heurte.â RĂ©ponse de Legrand: âAu contraire, il aime discuter.â Legrand prĂ©cise aussi quâil aimerait participer. Rendez-vous est donc pris au Coucou, avenue Duquesne, dans le VIIearrondissement de Paris, non loin des bureaux de Mediawan, la sociĂ©tĂ© de production de lâĂ©mission de France 5 C Ă Vous, dans laquelle Patrick Cohen tient le rĂŽle du chroniqueur star. Le 7 juillet au matin, les quatre hommes prennent place dans la partie arriĂšre de lâĂ©tablissement, pourtant quasi dĂ©sert. Au bout dâune heure, la fameuse phrase hasardeuse âNous, on fait ce quâil faut pour Dati, Patrick et moiâ sort de la bouche de Thomas Legrand, sans que personne ait remarquĂ© que quelquâun est en train de filmer la scĂšne avec son tĂ©lĂ©phone portable. La suite est dĂ©jĂ passĂ©e Ă lâhistoire: le 5 septembre, une vidĂ©o, coupĂ©e et montĂ©e, est publiĂ©e par le mĂ©dia dâextrĂȘme droite LâIncorrect et devient âlâaffaire Legrand-Cohenâ.















