

Ăa devait ĂȘtre un triomphe. Ou plutĂŽt une conquĂȘte du monde. AprĂšs avoir battu tous les records de streaming et sâĂȘtre imposĂ© aux Ătats-Unis comme un artiste de premier plan, le chanteur mexicain Peso Pluma devait profiter de lâĂ©tĂ© pour Ă©tendre son influence jusquâen Europe. On lâannonçait Ă Madrid, Barcelone, Amsterdam, Berlin, Cologne, Rome et surtout Paris, le 16 juillet Ă lâOlympia. Mais dĂ©but juin, la star de 26 ans a finalement annulĂ© brutalement lâintĂ©gralitĂ© de sa tournĂ©e, sans donner la moindre explication. Les observateurs avancent quâofficieusement, Peso Pluma prĂ©fĂ©rerait ne pas quitter les Ătats-Unis, oĂč il vit dĂ©sormais, par peur de ne pas pouvoir y revenir. Car depuis quelques mois, lâadministration Trump passe au crible les musiciens mexicains et rĂ©voque sans pitiĂ© les visas de ceux dont les chansons frayent dâun peu trop prĂšs avec la thĂ©matique du narcotrafic. DĂ©but avril, les membres du groupe Los Alegres del Barranco ont ainsi Ă©tĂ© interdits de territoire aprĂšs avoir projetĂ© sur scĂšne, lors dâun concert au Mexique, le visage dâun baron de la drogue. Fin mai, câest Grupo Firme, trĂšs populaire dans les deux pays, qui annonçait lâannulation dâun concert en Californie aprĂšs la rĂ©vocation des visas de ses membres. Parce quâil est sans conteste la plus grande star actuelle du genre et parce quâil chante Ă la gloire du cartel de Sinaloa, Peso Pluma sait quâil est dans le viseur.















