

Et si câĂ©tait lĂ que tout avait commencĂ© entre les deux? Novembre 1997, le Parti socialiste organise son congrĂšs Ă Brest. Sây affrontent au second tour François Hollande, pour la motion A, et Jean-Luc MĂ©lenchon, pour la motion C. Le premier, soutenu par Lionel Jospin, Premier ministre depuis quelques mois seulement, sâavance vers une victoire tranquille. Le second nâest soutenu que par son courant dâopposition, la Gauche socialiste. Mais il livre Ă Brest lâun de ses plus grands discours, conclu par une rĂ©fĂ©rence Ă une leçon administrĂ©e par François Mitterrand: âIl me dit: âNe cĂ©dez jamais! Marchez votre chemin!â Je marche, MonsieurâŠâ François Hollande prend la parole dans la foulĂ©e. âIl nâavait pas encore son style fait de lyrisme et dâhumour, se souvient Jean-Christophe CambadĂ©lis. Il sâest fait littĂ©ralement Ă©crabouiller par MĂ©lenchon.â Symboliquement seulement, puisque dans les urnes, Hollande lâemporte avec 91% des voix. Ce score serait dâailleurs Ă lâorigine de la brouille entre les deux hommes, MĂ©lenchon accusant Hollande dâavoir ĆuvrĂ© en coulisses pour quâil sorte du scrutin humiliĂ©, et ce, alors que les deux hommes avaient fait un pacte en amont pour que le second aide le premier Ă obtenir âun score honorableâ, retrace CambadĂ©lis.
















