

âJe me dis que jâaimerais bien, un jour, faire du consulting en poules. Les gens mâappelleraient, il y aurait une ligne directe en 0 800, et je pourrais les aider Ă faire en sorte de prĂ©venir. Parce que, avec les poules, ce nâest pas guĂ©rir, câest vraiment prĂ©venir. La seule solution pour en prendre soin, câest de les observer, ĂȘtre trĂšs alerte sur, par exemple, une crĂȘte qui commence Ă pĂąlir, Ă tomber sur le cĂŽtĂ© -ça, câest mauvais signe. Une poule qui a la crotte au cul, ce nâest pas bon du tout. Jâen avais une qui bĂąillait, on se disait: âCâest marrant, elle bĂąille!â En fait, ce nâest pas drĂŽle du tout, câest que dans sa trachĂ©e, il y a des vers⊠AprĂšs, il y a de petites astuces pour faire en sorte quâelles aient de la vigueur. Tu leur donnes des gousses dâail concassĂ©es, du vinaigre de cidre, ou alors des feuilles dâortie sĂ©chĂ©es que tu coupes en petits bouts. Tu mĂ©langes ça avec le grain, ça leur fait vachement de bien. Il faut toujours avoir de la terre de diatomĂ©e aussi, pour nettoyer le poulailler. Je vais chercher du bon grain bio Ă la ferme. Elle est Ă 40 minutes de voiture, jâachĂšte 40 kilos dâun coup, ça me dure trois ou quatre mois. Bon, câest comme ça, hein, câest par amour pour les poules. Quand je fais le calcul entre le nombre dâĆufs et le temps que jây passe, je ne sais pas si câest trĂšs rentable. Mais les Ćufs quâon mange, ils sont magnifiques.â












