Sortir de la case | Society
Témoignages

Sortir de la case

Ils viennent de la bande dessinée et ont bifurqué vers le roman.Pas pour changer de camp, mais pour créer d'une autre façon.Fabcaro, Marion Fayolle et Yves Sente racontent cette transition et les lignes encore fragiles entre les deux genres.
Illustration pour Sortir de la case
 Extrait de Les aimants, de Marion Fayolle (Le Tripode).

Fabrice Caro avait 20 ans quand il a déniché une machine à écrire sur un marché aux puces. De quoi concrétiser pleinement son fantasme: devenir écrivain. Mais pas n’importe quel genre: “Comme F tout jeune de 20 ans, je lisais des grands torturés. Bukowski, Miller, Calaferte, qui parlaient beaucoup de leur expérience d’auteurs.” Dans son esprit, un écrivain doit être fauché, travailler tard dans la nuit, la clope au bec, avec une bouteille de whisky. Et rédiger sur une machine à écrire. De retour dans sa chambre de cité universitaire avec sa trouvaille, l’étudiant se lance dans son premier roman, L’Apprenti vivant. C’était il y a trois décennies. Aujourd’hui, Fabrice Caro -ou Fabcaro, son pseudonyme- est un auteur à succès, qui publie plusieurs ouvrages par an, dont certains ont été adaptés au cinéma. Apprécié pour son humour absurde et minimaliste, il s’est fait connaître du grand public avec sa bande dessinée Zaï zaï zaï zaï en 2015 et est récemment devenu scénariste d’ Astérix. Il a aussi signé pas moins de sept romans.

Spécial BD 2026

Society #272

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