

En ce mardi 7 octobre 2025, le calme de son Ă©troit bureau R5-31 contraste avec lâeffervescence qui lâentoure. Des semaines maintenant que Gabriel Zucman voit son nom agiter le bocal mĂ©diatico-politique, son visage sâafficher sur tous les kiosques Ă journaux. Lui sâest construit lĂ , entre les murs de la Paris School of Economics, dans le XIVe arrondissement parisien, un tout autre genre de bocal, quasi monastique. Un bureau, un ordinateur, une machine Ă cafĂ© et, pour seule dĂ©coration, un casque de vĂ©lo accrochĂ© au portemanteau, une plante verte posĂ©e devant la fenĂȘtre et un tableau blanc, sur lequel a Ă©tĂ© dessinĂ© au Velleda le graphique qui nourrit tant de commentaires: en abscisse, les diffĂ©rentes classes sociales françaises (populaires/ moyennes/aisĂ©es/milliardaires), et en ordonnĂ©e, leurs taux de prĂ©lĂšvement obligatoire, tous impĂŽts et cotisations sociales confondus, exprimĂ©s en pourcentage du revenu national. Pour les trois premiĂšres catĂ©gories, ce taux tourne autour de 50%. Pour la derniĂšre -les milliardairesâ, le graphique plonge à ⊠27%. âMais non, pardon, câest 25% selon la derniĂšre version de lâĂ©tude de lâInstitut des politiques publiques, rectifie Zucman dâun coup de chiffon. On est donc vraiment exactement Ă deux fois moins que ce que paient les autres catĂ©gories sociales et le Français moyen.âÂ















