FĂȘte Noz | Society
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FĂȘte Noz

Ils fouillent pendant des heures les bacs Ă  la recherche de l'affaire en or, stockent les produits dans leur garage et partagent leurs bons plans sur les rĂ©seaux sociaux: ce sont les “Noz addicts”, comme ils s'appellent eux-mĂȘmes, en rĂ©fĂ©rence Ă  leur passion pour l'enseigne de dĂ©stockage française. Une seule question: mais pourquoi?
  • Par ChloĂ© Tridera
  • 13 min.
  • Reportage
Un bùtiment avec le logo "NOZ" sur la façade, entouré de voitures garées et d'arbres en arriÚre-plan.
 RaphaĂ«l Lugassy pour Society

Il est midi. Noémie, 35 ans, sort de son bureau en vitesse, grimpe dans sa voiture, conduit sans réfléchir, par automatisme.
Elle connaĂźt la route par cƓur: cinq petites minutes Ă  peine. Clignotant. ArrivĂ© en pleine zone industrielle, le vĂ©hicule s’engouffre dans l’entrĂ©e d’un hangar entĂŽle ondulĂ©e faussement blanche Ă  l’allure dĂ©labrĂ©e coincĂ© entre un garage automobile et une barre d’immeubles.
Noémie se gare, pénÚtre dans le magasin.
À l’intĂ©rieur, des bacs Ă  perte de vue, regroupĂ©s les uns contre les autres.
Ici et lĂ , des portants Ă  vĂȘtements, des Ă©tals remplis tantĂŽt de claquettes et de vaisselle, tantĂŽt de bouteilles devin et de gĂąteaux aux Ă©tiquettes italiennes, des Ă©tagĂšres, des cagettes, des cartons Ă  moitiĂ© dĂ©ballĂ©s et un congĂ©lateur Ă  coffre vitrĂ©. Les lieux ne sont pas si grands, mais donnent presque le tournis. Pourtant, NoĂ©mie semble loin d’ĂȘtre dĂ©boussolĂ©e.
Elle est mĂȘme trĂšs Ă  l’aise. Noz, c’est son magasin. Avant les “confinements successifs”, elle s’y rendait trois fois par semaine. Elle donne le mode d’emploi: “Il faut vraiment fouiller dans les bacs. J’y reste souvent une heure. Vraiment, ça va super vite, on ne se rend pas compte du temps qui passe.”

Society #161

Une illustration représentant une plage avec des rochers, des arbres, des oiseaux et un ciel coloré. Au premier plan, il y a des objets comme une étoile de mer, des coquillages, et une bouteille en verre avec un message à l'intérieur. Une main s'approche de la bouteille. Le cadre est décoré d'une corde et une citation est écrite en dessous.
 Illustrations : Cosmo pour Society

La jeune fille et la mer

Depuis quatre ans maintenant, six chercheurs québécois tentent de résoudre le mystÚre d'une bouteille qui aurait été lancée à lamer depuis le Titanic par Mathilde Lefebvre, une jeune fille de 12 ans, le 13 avril 1912, la veille du naufrage. Faisant remonter à la surface le destin d'une famille parmi la cinquantaine de Français ayant pris place sur le plus célÚbre paquebot de l'histoire.

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