Daft Punk’s Not Dead | Society
Légende

Daft Punk's Not Dead

Ils ont vĂ©cu en robots, ils sont morts en robots. Alors qu'ils ont annoncĂ© leur sĂ©paration en fĂ©vrier dernier aprĂšs presque 30 ans de collaboration, les Daft Punk n'auront jamais rien voulu dĂ©voiler de ce qui pouvait bien se cacher derriĂšre la musique du plus grand groupe de pop du XXIe siĂšcle. Et pourtant, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo Ă©taient bien humains, aprĂšs tout. Avec leur bande de potes qui les a portĂ©s, leurs obsessions et leurs fĂȘlures qui les ont longtemps rapprochĂ©s, avant de doucement les sĂ©parer Ă  partir de l'immense succĂšs de leur ultime album. Voici racontĂ©es leurs derniĂšres annĂ©es, de la sortie de Random Access Memories Ă  l'annonce de leur rupture.
  • Par GrĂ©goire Belhoste et RaphaĂ«l Malkin
  • 48 min.
  • Grands rĂ©cits
Deux casques futuristes, l'un argenté et l'autre doré, sont posés sur une table avec divers objets, dont un téléphone, des écouteurs, un appareil électronique avec des boutons et des dossiers.
 Illustrations : Hippolyte Jacquet pour Society

La salle de bains est tapissĂ©e de marbre, des colonnes encadrent le patio, et depuis la piscine, entre les palmiers, on peut admirer le dĂ©sert de Californie. NichĂ©e dans l’une des allĂ©es silencieuses et tabassĂ©es de soleil de Rancho Mirage, oasis de millionnaires bordant la ville de Palm Springs, la propriĂ©tĂ© a Ă©tĂ© bĂątie en 1957 par Bing Crosby. Du temps de sa splendeur, le cĂ©lĂšbre crooner aimait y donner de fastueuses rĂ©ceptions oĂč se pressait le gotha d’Hollywood, Frank Sinatra en tĂȘte, et on raconte que l’endroit servit de refuge aux amourettes interdites de John Fitzgerald Kennedy et Marilyn Monroe.
Une vieille lĂ©gende qui fait sourire les Daft Punk lorsque ces derniers prennent leurs quartiers dans la grande maison au mois d’avril 2013. À l’occasion du festival de Coachella, dont les chapiteaux se trouvent Ă  quelques kilomĂštres seulement, la maison de disques Columbia a dĂ©cidĂ© de loger ici, et Ă  ses frais, le duo culte, avec des cuisiniers en prime. Il y a des annĂ©es, dĂ©jĂ , quand Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo n’étaient encore que des espoirs de la French touch, une autre major avait fait envoyer Ă  l’aĂ©roport de New York une limousine pour les recevoir. EffrayĂ©s, les deux garçons s’étaient alors carapatĂ©s en douce dans un simple taxi jaune.
Les temps ont changĂ©, depuis. Cette fois, Thomas et “Guy-Man” ont amenĂ© avec eux dans la villa de Rancho Mirage les quelques personnes qui composent depuis des annĂ©es leur cercle rapprochĂ©, gardiens du temple Daft Punk entre Paris et l’AmĂ©rique. “On Ă©tait comme une famille, et c’était assez Ă©mouvant de se retrouver tous là”, dit aujourd’hui le producteur Todd Edwards, dont la premiĂšre collaboration avec les Français remonte Ă  l’album Discovery, en 2001.
Thomas Bangalter est coiffĂ© d’un chapeau de paille, on bulle en maillot de bain et on dĂ©jeune Ă  pas d’heure. “Le bar Ă©tait bien rempli. Je passais mon temps Ă  prĂ©parer des piñas cola das en me servant d’ananas et de noix de coco qu’on s’était fait livrer”, sourit Peter Franco, ingĂ©nieur du son attitrĂ© des Daft Punk. Lorsque DJ Falcon, dont les premiers morceaux sont sortis sur RoulĂ©, le vieux label de Thomas Bangalter, s’envole depuis le toit plat de la maison pour plonger dans la piscine, tout le monde applaudit le spectacle. Un aprĂšs-midi, la star Pharrell Williams sonne au portail de la drĂŽle de colonie de vacances. “Le type a dĂ©barquĂ© comme une fleur avec son tĂ©lĂ©phone serti de diamants et ses gardes du corps”, se souvient Antoine RessaussiĂšre, un directeur artistique qui, lui, a fait la connaissance des Daft Punk Ă  l’époque oĂč ils passaient de la musique dans les salles techno de Rennes.

Society #161

Une illustration représentant une plage avec des rochers, des arbres, des oiseaux et un ciel coloré. Au premier plan, il y a des objets comme une étoile de mer, des coquillages, et une bouteille en verre avec un message à l'intérieur. Une main s'approche de la bouteille. Le cadre est décoré d'une corde et une citation est écrite en dessous.
 Illustrations : Cosmo pour Society

La jeune fille et la mer

Depuis quatre ans maintenant, six chercheurs québécois tentent de résoudre le mystÚre d'une bouteille qui aurait été lancée à lamer depuis le Titanic par Mathilde Lefebvre, une jeune fille de 12 ans, le 13 avril 1912, la veille du naufrage. Faisant remonter à la surface le destin d'une famille parmi la cinquantaine de Français ayant pris place sur le plus célÚbre paquebot de l'histoire.

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