

Octobre dernier, Madagascar. Alors que le président Andry Rajoelina vient de prendre la fuite, les plus jeunes des manifestants qui marchent vers le palais d’Ambohitsorohitra pour se débarrasser d’une élite jugée corrompue et incapable d’endiguer la pauvreté ont tous le même nom sur les lèvres, un nom venu de l’autre bout du continent: Ibrahim Traoré, le président du Burkina Faso. “Ici, c’est comme si on était toujours colonisés. Ibrahim Traoré nous inspire parce qu’il a su montrer le chemin de l’indépendance, notamment vis-à-vis de la France” , proclame Bruno Betina, 28 ans, fondateur d’Assedu-Mada, l’association nationale des étudiants dynamiques, qui a tenu la rue pendant plusieurs semaines.
















