

Parmi les milliers dâobus russes qui sâabattent chaque jour sur lâUkraine, certains se voient un peu plus que les autres: avant quâils ne soient glissĂ©s dans la culasse, leur mĂ©tal a Ă©tĂ© gravĂ© dâun prĂ©nom, un slogan, un message. Parfois un visage. Dans toutes les langues et de toutes les couleurs. Exemples, en vrac: âDestroy the Nazis. Love from Beijing â, âCher Macron, ce ne sont pas les Russes que les Français veulent combattre, mais vous, lâUE, et lâOTANâ (avec, en signature, âGroupe patriote: lagrandearmee. orgâ)⊠Ou encore, sur cet obus de calibre 122 mm larguĂ© en septembre 2025: âEn mĂ©moire de Charlie Kirk. Fuck lâidĂ©ologie dĂ©mocrate.â DerriĂšre chacun de ces projectiles se cache un gamin de 19 ans, chĂ©tif, les cheveux Ă©bouriffĂ©s et un duvet en guise de moustache. Grigorii Korolev, alias GrishaPutin, Ă©tudiant de lâuniversitĂ© dâĂtat de Saint-PĂ©tersbourg, propose sur son canal Telegram, suivi par plus de 5 500 abonnĂ©s, diffĂ©rents âservicesâ, Ă tous les prix. Ces personnalisations dâobus coĂ»tent environ 35 euros. Une frappe dâartillerie sponsorisĂ©e (et la vidĂ©o de celle-ci envoyĂ©e ensuite via Telegram) chiffre dans les 200 euros. Pour le financement dâun drone kamikaze (avec la vidĂ©o de lâattaque, audio inclus), le prix monte Ă 850 euros.
















