

On a démarré cet entretien en février 2025, et on le termine en janvier 2026. Parfois, on a quand même eu le sentiment que tu avais à la fois envie et pas envie de faire cette interview. Comment ça se fait? Je ne vais pas vous mentir, j’ai envie parce que je vois l’impact que ça a. On sent que les gens veulent découvrir les coulisses. Il n’y a pas longtemps, je suis passé chez OnTime (un podcast filmé, ndlr) et c’est dingue, tout le monde m’en a parlé. Un ami m’a appelé pour me dire que depuis que son fils l’avait vu, il voulait devenir producteur. Et puis quand tu refuses quelque chose, tu laisses la place à un autre. L’année dernière, j’ai refusé cinq pages dans Paris Match qui, du coup, ont été prises par un autre producteur. Mais après vous, je vais lever le pied quand même, parce que je sens que ça énerve. Surtout quand, en décembre 2024, Le Point titrait “Le nouveau roi du cinéma français” à mon propos. En France, les rois, on leur coupe la tête.
Tu aurais préféré qu’on dise ‘le président du cinéma français’? Non plus! (Rires) Vouloir être isolé des autres, ce n’est pas terrible. En plus, je suis certain que si tu demandes à ChatGPT qui est le meilleur producteur ou la meilleure productrice français(e), il ne me cite même pas.

















