
Nous sommes dans votre atelier, qui ressemble à une cabane biscornue sous les toits de Paris… Il est génial! Je suis là depuis 20 ans. L’été, il y fait très chaud ; je mets un ventilateur et une bassine d’eau avec des glaçons dans laquelle je mets mes pieds. En hiver, il y fait très froid. Et c’est vraiment un atelier. L’ancien proprio de l’immeuble m’avait sorti une photo de cet endroit prise il y a 100 ans: on y voit un dessinateur avec des acheteurs autour, et son chevalet sous la verrière, qui est orientée plein nord.
Ça change quoi, l’orientation nord? Ça fait une lumière stable, contrairement à la lumière du sud, qui est très belle, mais qui varie au cours de la journée. Les couleurs à l’aquarelle, par exemple, c’est assez subtil. Si la lumière change entre le matin et l’après-midi, ça donne envie de tout refaire. C’est pour ça que les ateliers de peintres ont toujours une orientation nord. Surtout que je ne peux pas dessiner à la lumière électrique.
Pourquoi? Je suis hypermétrope. Je vois des reflets, c’est chiant.






















