« La transversalité, c’est mon grand dada » | Society
Entretien

"La transversalité, c'est mon grand dada"

Connue pour ses œuvres jeunesse, comme la série des Coco ou celle des Toutous, l'incroyable Dorothée de Monfreid vient de publier Fantaisie lyrique, qui raconte la fabrication de L'Enfant et les Sortilèges, un opéra de Ravel et Colette. Un adieu à l'enfance? Ou un retour au début de tout? La réponse se cache ci-dessous!
  • Par Sylvain Gouverneur et Stéphane Régis
  • 19 min.
  • Interview
Une personne est assise à un bureau, écrivant dans un carnet, avec une pile de livres à côté et une lampe de bureau au-dessus.
 Dorothée de Monfreid

Nous sommes dans votre atelier, qui ressemble à une cabane biscornue sous les toits de Paris… Il est génial! Je suis là depuis 20 ans. L’été, il y fait très chaud ; je mets un ventilateur et une bassine d’eau avec des glaçons dans laquelle je mets mes pieds. En hiver, il y fait très froid. Et c’est vraiment un atelier. L’ancien proprio de l’immeuble m’avait sorti une photo de cet endroit prise il y a 100 ans: on y voit un dessinateur avec des acheteurs autour, et son chevalet sous la verrière, qui est orientée plein nord.

Ça change quoi, l’orientation nord? Ça fait une lumière stable, contrairement à la lumière du sud, qui est très belle, mais qui varie au cours de la journée. Les couleurs à l’aquarelle, par exemple, c’est assez subtil. Si la lumière change entre le matin et l’après-midi, ça donne envie de tout refaire. C’est pour ça que les ateliers de peintres ont toujours une orientation nord. Surtout que je ne peux pas dessiner à la lumière électrique.

Pourquoi? Je suis hypermétrope. Je vois des reflets, c’est chiant.

Spécial BD 2026

Society #272

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