

Avant de faire des vidéos et de monter sur scène, tu as commencé par une carrière de journaliste à CAPA, c’est ça? CAPA, la boîte de prod, attention! Tout le monde pense que c’est l’agence Magnum, créée par Robert Capa, mais c’était un coup de génie d’Hervé Chabalier, qui avait créé CAPA, pour Chabalier & Associates Press Agency. À l’entrée, il y avait une énorme photo de Robert Capa ; il entretenait la confusion exprès (rires).
Tu y faisais quoi? J’avais déjà 30 ans. J’étais larbin, et amer de l’être. J’enquêtais pour L’Effet papillon, sur Canal+. Et puis, avec Léonard Cohen -un ami du lycée qu’on surnommait ‘the Ungoogleable‘-, on a proposé Le Chiffroscope (des pastilles répondant à des questions du type ‘L’argent fait-il le bonheur?’ ou ‘Le monde est-il de plus en plus violent?’, ndlr). Et Canal l’a pris. C’était assez brusque de passer de larbin à type qui a vendu un truc à Canal+.
Le journalisme, c’était une vocation? À la base, je voulais faire des trucs un peu créatifs, j’avais un groupe de musique, Marquis Concept, qui parlait principalement de sexe. J’étais une espèce de petit branleur. En 2005, j’ai raté les concours de journalisme, mais c’était évident qu’il ne fallait pas me prendre, je rayonnais de branlisme. L’année suivante, j’ai juste passé celui de l’Institut français de presse et je l’ai eu. Et j’ai fait un stage génial à TSF-Nova. Ils n’avaient pas d’argent, alors on bossait sur tout. J’ai couvert des manifs, j’ai fait des papiers tous les jours de ma vie pendant six mois. Mais surtout, le vrai changement, c’est les États-Unis, quand je suis arrivé à l’université de Berkeley.














