Les indispensables de Society+ | Society
Society+

Les indispensables de Society+

  • Society
  • 1 min.
  • Critique
Un clown au visage ridé et maquillé se tient devant un fond de ballons colorés. Le texte "wrinkles the clown" est visible en bas de l'image.
 

WRINKLES THE CLOWN

de Michael Beach Nichols (2019)

C’était d’abord une vidéo virale, publiée en 2014. Présentée comme issue d’une caméra de surveillance installée dans la chambre d’une petite fille, elle montre le tiroir situé sous le lit de celle-ci s’ouvrir en pleine nuit, et un clown en sortir. Le terrifiant personnage se lève, pose une peluche près de la fillette endormie, puis se dirige vers la caméra pour l’éteindre. Le frisson se diffuse ensuite dans les rues de Naples, en Floride, où le clown multiplie les apparitions inopinées, sur le bord d’une route, derrière des bennes à ordures ou au fond d’un jardin. Une partie du mystère est levée lorsque des stickers apparaissent sur les murs de la ville. On y trouve un numéro de téléphone et un nom: “Wrinkles the Clown”. Rapidement, des milliers de curieux appellent et tombent tantôt sur le répondeur, tantôt sur Wrinkles lui-même, qui répond d’une voix grinçante. On imagine vite le clown en vieil homme acariâtre vivant dans sa caravane et prenant un malin plaisir à effrayer les enfants. Et le phénomène se répand comme une traînée de poudre: à travers tous les États du pays, des clowns apparaissent, sortent de nulle part, terrorisent les passants, au point que, bien évidemment, la psychose monte. Des battues sont organisées, Wrinkles devient l’ennemi public numéro un, mais pas seulement. De façon plus étonnante, le numéro de téléphone devient également un outil d’éducation pour certains parents, qui se mettent à le composer pour demander au clown de venir terroriser leurs enfants turbulents. L’Amérique dans toute sa splendeur, donc. Mais cela ne répond pas à la vraie question: mais d’où sort donc Wrinkles le Clown? Ce documentaire le fait.

https://www.youtube.com/watch?v=sSOt0Ks97 E

 


Voir sur Society+

Une personne portant un manteau rouge est entourée d'un effet visuel flou et coloré. En bas, le texte "MANUEL DE LIBÉRATION" est inscrit en blanc.
 

MANUEL DE LIBÉRATION

d’Alexander Kuznetsov (2016)

Une fois n’est pas coutume, on ne va pas vous envoyer seulement sur Society+, mais aussi au cinéma. Commençons tout de même par votre plateforme préférée: dans Manuel de libération, le réalisateur russe Alexander Kuznetsov suit le destin de Yulia et Katia, enfermées dans un institut psychiatrique au fin fond de la Sibérie, alors qu’elles sont totalement saines d’esprit. Privées de leurs droits civiques, interdites de travailler ou de se marier, les deux femmes se battent pendant des années, empêtrées dans une procédure administrative absurde, pour retrouver leur liberté. Racontant déjà en creux la dérive d’un pays, le film décrit une société où les plus fous ne sont sans doute pas ceux que l’on croit, mais où quelques lueurs d’espoir et d’humanité continuent de briller. Coupez. Nous voici au cinéma: le 29 octobre dernier, la suite de Manuel de libération arrivait dans les salles. Dans Une vie ordinaire, on retrouve, presque dix ans plus tard, Yulia et Katia, que Kuznetsov a continué de suivre après qu’elles ont enfin été libérées. Comme le nom de ce nouveau documentaire l’indique, les deux protagonistes ont gagné le droit à ce qu’elles voient comme une vie normale: leur propre appartement, leur propre travail, un statut de mère de famille bien sous tous rapports. Puisque tout cela fonctionne ensemble, elles sont aussi devenues de bonnes patriotes qui soutiennent Vladimir Poutine et sa guerre qui démarre en Ukraine. À l’écran et en Russie, l’espoir s’est éteint, et tout le monde est devenu fou.


Voir sur Society+

L'indispensable de Society+

Society #268

À lire aussi

Abonnez-vous à Society+ dès 4.90€

Des centaines de docus à streamer.
7 jours gratuits !