


Nonosse le chien
“C’est le cadeau qui m’a le plus marqué de toute mon enfance. C’était une peluche de chien, un genre de basset hound, que j’appelais Nonosse et qui faisait deux trucs: quand on sifflait, il aboyait, et quand on tapait dans les mains, il remuait la queue. Il marchait avec des piles 1,5 volt -il fallait en mettre trois ou quatre dedans. C’étaient les années 1980 et j’étais fasciné par la modernité de cette peluche que mes parents m’avaient offerte. Je trouvais ça tellement génial d’avoir un jouet vivant, j’en étais dingue! Mes potes aussi étaient fascinés. Pourtant, on avait déjà un chien à la maison, Oscar, un labrador. Dans mes souvenirs, il n’y a d’ailleurs jamais eu trop de jalousie entre les deux. Je crois que j’ai bien su compartimenter les choses.”

Un livre de photos de New York
“Le livre s’appelle Manhattan Lightscape, et il est signé Nathaniel Lieberman. C’est moi qui l’avais demandé à mes parents. Il est rempli de photos magnifiques, en couleurs, avec des couchers de soleil, différentes saisons sur Central Park. J’ai toujours eu une fascination pour les vues aériennes de cette ville, le côté graphique, les gratte-ciel. J’adore New York. Bon, c’est vrai que t’entends rarement quelqu’un dire ‘Ouais, j’ai été un peu déçu’ en rentrant… Moi, j’ai eu la chance d’y aller pour la première fois avec mes parents quand j’avais 7 ans, parce que la sœur de mon père habitait là-bas. Aujourd’hui, j’essaye d’y aller au moins une fois par an. J’adore marcher, et là-bas, je marche des heures et des heures. Je ne fais que ça, en fait. J’ai fait le marathon de New York trois fois, aussi. Ce livre, je l’ai encore, il est sur ma table basse. Et même si habituellement les livres de table basse, on ne les ouvre jamais, celui-là, je le feuillette régulièrement.”














