

Les deux morts sont intervenues comme des tremblements de terre. Le 11 juillet dernier, Jean-Claude Lenoir, opĂ©rĂ© de lâaorte il y a trois ans, nâa pas survĂ©cu Ă un malaise cardiaque au volant de la camionnette de Salam (pour Soutenons, aidons, luttons, agissons pour les migrants), lâassociation quâil avait cofondĂ©e en 2003, aprĂšs la fermeture du centre de Sangatte (2002). Lâex-professeur de technologie du collĂšge Jean-JaurĂšs de Calais, 72 ans, a achevĂ© sa route dans un canal du centre-ville, Ă quelques centaines de mĂštres dâun campement dâexilĂ©s. Un mois plus tard, le 11 aoĂ»t, Christian SalomĂ©, 74 ans et figure de lâAuberge des migrants, fondĂ©e en 2008, un homme âplus rĂ©servĂ© mais avec des convictions aussi solidesâ, dâaprĂšs la maire de Calais, Natacha Bouchart (ex-LR), sâĂ©teignait des suites dâun long cancer. âCâest une annĂ©e noire, une annĂ©e de deuil sur le littoralâ, dĂ©plore Claire Millot, actuelle secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de Salam.












