

Françoise dĂ©teste ça. Lâodeur, surtout. Quand il a fallu passer commande sur les gros menus numĂ©riques au rez-de-chaussĂ©e, elle nâa Ă©tĂ© emballĂ©e par rien. Les burgers, ce nâest vraiment pas son truc ; mĂȘme au restaurant, elle nâen prend jamais. Maintenant que le dĂźner est terminĂ©, les petits morceaux de scarole et dâemmental figĂ©s au fond de son bol cartonnĂ© montrent que la salade QrĂ©ative Veggie ne lâa pas convaincue non plus. Mais cette semaine, Françoise a eu 70 ans. Ses enfants, Laure et Alexis ; ses petites-filles, Aude, SolĂšne et Ălia ; et Sandrine, la conjointe de Laure, sont venus les fĂȘter chez elle, dans le quartier de BarbĂšs, Ă Paris. Alors, en ce froid dimanche soir de fĂ©vrier qui sonne la fin des festivitĂ©s, elle a voulu leur faire plaisir. Tout ce petit monde de 4 à 53 ans voulait aller chez Quick? Ils sont allĂ©s chez Quick. Ăa a rappelĂ© Ă Alexis les sorties entre copains dâil y a 20 ans, quand ils enchaĂźnaient Quick et cinĂ© Ă place de Clichy. Laure, elle, Ă©tait heureuse de pouvoir croquer dans des Rustiques, ces frites au contour ondulĂ© Ă la fois croquantes et moelleuses que lâon ne trouve nulle part ailleurs, surtout pas Ă Lussan-Adeilhac, son village de mĂȘme pas 300 habitants, Ă une heure de voiture au sud de Toulouse. âOn en profite parce que celui-lĂ , il vient dâouvrir au coin de la rue. Ăa nous a Ă©tonnĂ©s, dâailleurs. CâĂ©tait pas censĂ© avoir fermĂ©, Quick?â













