

De l’extérieur, c’est un bâtiment semblable à bien d’autres dans la Silicon Valley, abritant plusieurs entreprises de la Tech. Il faut se rendre au premier étage et passer la porte pour découvrir une autre ambiance: des murs couverts de dizaines de photos de l’espace, des couloirs jonchés de télescopes, de globes et de maquettes de rovers martiens. Silhouette menue, cheveux courts et yeux gris vert, Nathalie Cabrol, 58 ans, avance d’un pas rapide, s’arrêtant de temps en temps pour présenter un objet. Chacun d’entre eux témoigne des succès scientifiques obtenus par le SETI, l’institut dont elle dirige les recherches depuis six ans. L’astrobiologiste désigne des néons: “Ça, c’est l’équation de Drake. Je peux l’allumer si vous voulez.” Elle presse un bouton et les lumières violettes révèlent une formule mathématique. L’équation a ici son “Wall of Fame” car elle est au cœur du travail mené dans ces locaux. Sept variables et un calcul, destiné à estimer le nombre de civilisations évoluant dans notre galaxie. Sommes-nous seuls dans l’univers? Voilà l’éternel mystère que la Franco-Américaine Nathalie Cabrol et ses équipes tentent, tout simplement, de résoudre.














