

Quand vient l’hiver, au Canada, les prairies de l’Alberta se couvrent d’un épais tapis neigeux. Au milieu de ces paysages immaculés surgissent parfois deux silhouettes filant à toute allure, l’une derrière l’autre: une personne à ski et un cheval qui la tracte. On appelle cela le “skijoring”, ou “ski joëring”, du terme “kjøring ”, qui signifie “conduite” en norvégien. C’est en effet en Scandinavie que la pratique s’est d’abord développée, comme moyen de locomotion pour les peuples autochtones, avant de s’exporter vers le sud de l’Europe, jusqu’à être présentée en démonstration aux Jeux olympiques d’hiver de 1928, à Saint-Moritz, en Suisse. La discipline a ses variantes. Parfois, des chiens tirent les skieurs. Plus rarement, ce sont des rennes, voire des véhicules à moteur. Mais en Alberta, ce coin d’Amérique du Nord où ce sport s’est toujours pratiqué de manière informelle dans les ranchs pour tuer le temps lors des hivers rigoureux, la préférence va aux chevaux, les meilleurs amis des cow-boys et des cow-girls.
















