

Océane Michelon, votre coéquipière en équipe de France et médaillée comme vous, a récemment déclaré dans Le Parisien : C’est incroyable: avec Julia, on nous a reconnues à la boulangerie.’ Mais vous, dix fois championne du monde, ça fait un petit moment que l’on vous reconnaît, non? Oui bien sûr, mais c’est quand même incroyable l’effet Jeux olympiques: ça vous propulse sur le devant de la scène. Combien de temps ça va durer, je ne sais pas, mais profitons-en. Après, on est un peu camouflées, sous nos bonnets et derrière nos lunettes, et heureusement: j’aime bien ma tranquillité aussi, je ne fais pas du sport pour la fame. Je n’envie en aucun cas les footballeurs, que l’on reconnaît partout où ils vont et qui sont humiliés sur les réseaux sociaux quand ils ratent un but facile. C’est l’horreur.
Les prochains JO, en 2030, vous n’êtes vraiment pas sûre d’en être, comme vous l’avez laissé entendre? C’est un projet qui ne se fait pas à 80% seulement. En tout cas, ce n’est pas ma manière de voir le haut niveau: quand j’entreprends quelque chose, je suis à 100%. Et là, j’ai 29 ans, je vais sur mes 30. Il y a des jeunes qui arrivent… En fait, je ne sais pas. On verra bien comment vont évoluer ma forme et ma motivation. Et puis quand on vient de faire de gros Jeux olympiques, on a envie de profiter de ce qu’on a accompli, pas de se projeter tout de suite dans quatre ans. Ces expériences sont tellement éphémères que j’ai l’impression qu’on me vole un peu le moment présent quand on me pose des questions sur la suite.
















