Les musiques de film de la vie… | Society
Top 5

Les musiques de film de la vie de Pierre Lottin

L'acteur césarisé coréalise la BO du film Ceux qui comptent. L'occasion de revenir sur les cinq musiques de film qui l'ont marqué.
Illustration pour Les musiques de film de la vie de Pierre Lottin
 
  • Nicolas Fresco / Illustrations: Clémentine Oberkampf
  • 7 min.
  • Top 5
Un homme avec une moustache et des joues roses regarde un crochet métallique. Un autre personnage, avec des ailes bleues, touche le crochet. Le fond est vert.
 Illustrations: Clémentine Oberkampf

5 ans

Hook ou la Revanche du capitaine Crochet, de Steven Spielberg (1991)

“C’est mon père, cinéphile et mélomane, qui me l’a montré. C’est lui qui m’a fait un peu découvrir le cinéma: Spielberg, Zemeckis, Chatiliez. Hook, c’est la première BO qui m’a marqué. Je me souviens de quelques mélodies, quelques notes, mais plus que la musique, c’est la mélancolie que ça procurait qui m’a touché. Une mélancolie très liée aux souvenirs d’enfance, en particulier les plans avec Julia Roberts. C’est vraiment des flashs, des images. À cette époque-là, j’habitais dans le 91. Avec les demi-frères et demi-sœurs, on était huit, neuf gamins dans la fratrie, donc ça faisait de grandes plâtrées d’enfants en train de regarder les cassettes de Qui veut la peau de Roger Rabbit, Retour vers le futur, Indiana Jones et, après, les Jim Carrey. Quand j’ai revu Hook plus tard, ça ne m’a pas fait le même effet parce que je faisais déjà du cinéma, donc je voyais des corps. Je pensais à Robin Williams, à sa carrière, je me projetais dans Good Morning, Vietnam. Et je n’ai pas réussi à le voir juste avec des yeux d’enfant, quoi.”

Deux silhouettes se tiennent la main, regardant par une grande fenêtre vers une ville avec des gratte-ciels et un ciel bleu.
 Illustrations: Clémentine Oberkampf

11 ans

Fight Club, de David Fincher (1999)

Fight Club, c’est les Pixies. Entre ça et Matrix avec Rage Against The Machine, on est sur des fins qui tabassent bien. Après ce genre de film avec ce genre de BO, t’es un peu en apnée, quoi: il se passe un truc dans ta tête pendant une demi-heure. La fin de Fight Club, quand les tours tombent, qu’ils se prennent la main avec Helena Bonham Carter et qu’il y a, donc, les Pixies qui arrivent, ça te façonne un truc pour toute la vie. Ça installe une force aussi, même si le sujet est un peu sombre. Matrix, c’est ma grande sœur, qui a quatre ans de plus que moi, qui me l’a montré. C’est elle qui m’a fait découvrir Muse, Radiohead, Trainspotting… Trainspotting, putain! C’était l’époque où ça gravait des DVD à mort. Moi, je ne savais pas me servir du graveur, mais mes potes avaient toujours ce qu’il fallait. Et puis sinon, on allait à la Fnac à Villebon2 et on chouravait les DVD.”

Society #277

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