Thomas Ramos et les matchs de
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Thomas Ramos et les matchs de sa vie

Les cinq matchs du XV de France qui ont marqué le joueur des Bleus et du Stade toulousain, à cinq moments de sa vie.
portrait Thomas Ramos
 XV DE FRANCE
  • Nicolas Fresco
  • 1 min.
  • Top 5
Une illustration de rugby avec trois joueurs sur un terrain vert. Deux joueurs en noir et blanc tentent de plaquer un joueur en bleu qui tient le ballon. Le logo "CANAL+" est visible en haut Ă  droite.
 Illustrations: ClĂ©mentine Oberkampf

12 ans

France-Nouvelle-Zélande (20-18), 6 octobre 2007

“C’est la premiĂšre Coupe du monde que j’aie vraiment suivie, et c’Ă©tait en France. Les Bleus jouent contre la Nouvelle-ZĂ©lande en quart de finale, mais le match est Ă  Cardiff. Je me souviens du haka des NĂ©o-ZĂ©landais avec les Français qui s’avancent jusqu’Ă  la ligne mĂ©diane et les deux Ă©quipes qui terminent Ă  50 centimĂštres l’une de l’autre. L’Ă©quipe de France n’est pas favorite mais rĂ©alise un Ă©norme match et l’emporte Ă  la fin. Je me rappelle que Yannick Jauzion avait marquĂ© un essai sur une passe de FrĂ©dĂ©ric Michalak, deux joueurs que j’adorais. C’est un de mes premiers souvenirs marquants de matchs internationaux. Je l’avais vu chez mes grands-parents, chez qui j’allais rĂ©guliĂšrement regarder des matchs du Top 14 car ils avaient Canal+ alors que mes parents, non. À cette Ă©poque, je jouais dĂ©jĂ  au rugby Ă  Mazamet, et je regardais tous les matchs que je pouvais. Mais j’Ă©tais juste un gosse qui aimait s’entraĂźner avec les copains et qui ne se doutait pas du tout de ce qui allait lui arriver par la suite.”

 

Un paquet de frites McDonald's, des clés, un ticket de la Coupe du Monde de Rugby 2011, et un paquet de ketchup sont posés sur une planche en bois.
 Illustrations : ClĂ©mentine Oberkampf pour Society

16 ans

Nouvelle-Zélande-France (8-7), 23 octobre 2011

“J’avais l’habitude, quand la France allait jouer en Nouvelle-ZĂ©lande ou en Australie, de me lever Ă  7h ou 8h le samedi matin pour regarder le match. Je me prĂ©parais mon plateau petit dĂ©j’ avec un chocolat chaud et un bol de cĂ©rĂ©ales, que je mangeais devant. Cette fois, c’est la finale de la Coupe du monde, en Nouvelle-ZĂ©lande, le match est Ă  10h, et je vais le voir dans un bar Ă  Mazamet avec tous les gens de mon club. Personne ne voyait l’Ă©quipe de France gagnante, mais elle a failli crĂ©er l’exploit. À la fin du match, il n’y avait plus un bruit dans le bar. Avec les copains, on a fini au McDo pour dĂ©jeuner, puis chacun est rentrĂ© chez lui. Je ne me rappelle pas avoir fait grand-chose d’autre ce week-end-lĂ , si ce n’est ĂȘtre triste.”

Society #248

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