

Mardi matin, jour de marchĂ©. La place Lafayette de Villeneuve-sur-Lot se remplit progressivement de badauds venus charger leurs cabas de fruits et lĂ©gumes. Quand ils passent devant une ancienne boutique transformĂ©e en permanence Ă©lectorale, les plus curieux ne peuvent sâempĂȘcher de jeter un Ćil Ă lâintĂ©rieur. Voici JĂ©rĂŽme Cahuzac, les jambes croisĂ©es, seul -Ă lâexception dâune sympathisante passĂ©e donner un coup de main pour le catering. Lâancien ministre du Budget est venu en avance Ă lâinauguration de son QG de campagne, comme sâil attendait ce moment depuis trop longtemps pour en manquer le moindre instant. Teint hĂąlĂ©, costume bleu portĂ© sans cravate, paire de baskets JM Weston aux pieds. Ă la vue des premiers arrivĂ©s, il se met en mouvement, tend la main, sans oublier ni Ă©corcher aucun prĂ©nom. Puis, une fois la salle pleine de quelques dizaines de soutiens, principalement des retraitĂ©s en chemise bariolĂ©e ainsi quâune poignĂ©e de journalistes, JĂ©rĂŽme Cahuzac et sa supplĂ©ante Sophie Gargowitsch se lancent: le bilan de la dĂ©putĂ©e RN sortante est nul. Ă lâopposĂ©, voici leur programme: il faut en finir avec la âprĂ©valence des intĂ©rĂȘts dâAgen sur ceux du Villeneuvoisâ, dĂ©senclaver le territoire et dĂ©velopper le tourisme. Les colistiers Ă©voquent longuement la situation des agriculteurs de la rĂ©gion, en premiĂšre ligne du mouvement national de protestation ces derniers mois. AprĂšs quoi, câest lâheure des choses sĂ©rieuses.













