Goodbye Sigmund | Society
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Goodbye Sigmund

Il arrive que de l'espace reviennent des problĂ©matiques trĂšs terre Ă  terre. En Allemagne, un dĂ©bat a fait rage ces derniers mois pour savoir si le planĂ©tarium de Halle-sur-Saale devait, ou non, porter le nom de Sigmund JĂ€hn, premier astronaute allemand (de l'Est) Ă  s'ĂȘtre rendu dans l'espace. Signe que, plus de 30 ans aprĂšs la chute du mur, la fracture entre Est et Ouest est encore ouverte.
Un bùtiment en briques de forme cylindrique est en cours de rénovation, entouré d'échafaudages. Devant, il y a des tas de terre et de gravats, indiquant un chantier de construction.
 Ingmar Björn Nolting pour Society
  • Par Julien Duez, Ă  Berlin et Halle-sur-Saale - Photos: Ingmar Björn Nolting pour Society
  • 11 min.
  • Reportage

C’est un immense cylindre en briques rouges posĂ© au bout de la petite ville de Halle-sur-Saale, en Allemagne de l’Est: 16 mĂštres de haut pour 30 de diamĂštre, et une splendide façade classĂ©e au patrimoine historique. Dans quelques mois, cet ancien gazomĂštre abritera un planĂ©tarium flambant neuf, huit ans aprĂšs la destruction de l’ancien dans une inondation. À l’intĂ©rieur, casque blanc sur la tĂȘte, sourire enjouĂ©, Dirk Schlesier, son futur directeur, avance d’un pas dĂ©cidĂ© au milieu des gravats: “Il y aura bien entendu un tĂ©lescope, une salle des Ă©toiles et une coupole, Ă©nonce-t-il. Il servira Ă©galement de lieu de vie et de rencontre en proposant notamment des confĂ©rences et des petits concerts.” Le planĂ©tarium pourra accueillir “60 000 personnes”, poursuit ce gĂ©o-scientifique de formation, qui parle avec enthousiasme d’un endroit “oĂč se mĂȘleront la science et la culture”, et d’“une passerelle entre le monde scientifique et la vie quotidienne”.

L'exploration spatiale

Society #152

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