

Samedi 16 septembre, Ă la FĂȘte de lâHumanitĂ©. Soolking, Dub Inc, Bigflo ou Oli nâont pas encore investi la scĂšne principale de la âplus grande fĂȘte populaire de Franceâ, quand un grand homme noir au look de rappeur est appelĂ© au micro. Christian Smalls est le prĂ©sident du premier syndicat dâAmazon aux Ătats-Unis. âAu cĆur du capitalismeâ, comme le dit la prĂ©sentatrice. AprĂšs quelques punchlines en anglais sur les milliardaires, le mouvement syndical et la grĂšve comme arme face aux entreprises, âChrisâ Smalls fait reprendre Ă ce quâil reste du peuple communiste âBillionaires they gotta goâ (âles milliardaires on nâen veut plusâ), puis âFuck Jeff Bezosâ, majeur pointĂ© vers le ciel. Pantalon en simili cuir qui tombe sur des baskets Prada noires, maillot de base-ball tie and dye portĂ© large, bandana et lunettes de soleil, mais aussi bling-bling sur les doigts, le cou, les poignets et mĂȘme les dents, il est bien loin de lâimage que lâon se fait du syndicaliste. Est-ce pour ça que la foule se presse pour lâĂ©couter? Sans doute en partie. Mais câest avant tout son combat face Ă Bezos et Amazon qui a fait de lui une figure planĂ©taire de la lutte contre les exploiteurs, et qui attire les militants de tous pays.


