The Offspring is not dead | Society
Rencontre

The Offspring is not dead

Il y a 30 ans sortait l'album qui allait faire exploser le punk rock, la culture MTV et tout ce que cela charrie de clips humoristiques au bord de piscines californiennes, de bermudas et de pics dans les cheveux. Étonnant: The Offspring, le groupe qui a animĂ© l'adolescence des quadras d'aujourd'hui, tourne encore, et sera mĂȘme l'une des tĂȘtes d'affiche du festival Rock en Seine! Rembobinons.
  • Par Marc Hervez
  • 17 min.
  • Rencontre
Quatre personnes portant des lunettes de soleil et des vĂȘtements dĂ©contractĂ©s, regardant vers le haut. L'une porte une casquette Ă  l'envers, une autre a des dreadlocks, et deux d'entre elles portent des t-shirts avec des logos. L'image est en noir et blanc.
 Getty / Martyn Goodacre

En gĂ©nĂ©ral, les artistes musicaux choisissent leur nom de scĂšne. Ce n’est pas le cas de Bryan Holland, qui se fait appeler “Dexter” depuis prĂšs d’un demi-siĂšcle. Outre-Atlantique, le prĂ©nom Dexter est devenu un surnom qui englobe les matheux, les gĂ©nies de l’informatique, les rats de laboratoire
 et clairement, Dexter Holland est Ă  ranger dans la catĂ©gorie des tĂȘtes d’ampoule. Durant ses annĂ©es lycĂ©e, il dirigeait le club de mathĂ©matiques de son bahut, la Pacifica High School de Garden Grove, en Californie. À l’University of Southern California de Los Angeles, il a brillamment obtenu un master en biologie molĂ©culaire en terminant major de promo. Et en 1995, il aurait mĂȘme dĂ» passer sa thĂšse, dont le sujet d’étude portait sur la façon de cloner un virus. Il n’a finalement validĂ© son PhD qu’en 2017, Ă  la faveur d’un trou dans son emploi du temps. Il n’avait aucunement besoin de reprendre les cours -il est suffisamment riche pour le restant de ses jours–, mais il fallait voir dans ce come-back Ă  la fac une question d’amour-propre. “C’était un challenge personnel, reconnaĂźt-il aujourd’hui. Je voulais terminer ce que j’avais commencĂ© Ă  l’époque. Il ne me restait que la thĂšse Ă  rĂ©diger, ce qui reprĂ©sente en rĂ©alitĂ© une infime part du boulot pour avoir son doctorat.” On parle quand mĂȘme d’une publication de 175 pages intitulĂ©e “DĂ©couverte de sĂ©quences de micro-ARN matures au sein des rĂ©gions codantes des protĂ©ines des gĂ©nomes globaux du VIH-1: prĂ©dictions de nouveaux mĂ©canismes d’infection virale et de pathogĂ©nicitĂ©â€, mais admettons. Pourquoi avoir attendu 22 ans avant de prĂ©senter la soutenance? Parce qu’entre-temps, Dexter Holland, ce type qui aurait dĂ» passer sa vie en binocles et blouse blanche, est en fait devenu le mec cool du lycĂ©e. Mieux: une rock star planĂ©taire.

Society #238

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