Baby crash | Society
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Baby crash

Pionnier de l'antinatalisme, Les Knight a tendance à aller un peu plus loin que les défenseurs d'une baisse de la population: il souhaite tout simplement l'extinction de l'espÚce humaine. Ce que l'on appelle avoir de la suite dans les idées.
Un homme se tient debout parmi de grands bambous verts, portant une chemise rouge.
 Rea / Mason Trinca (NYT)
  • Sarah Laurent
  • 4 min.
  • Portrait

Les Knight a des allures de grand-pĂšre gĂąteau. Et pourtant, non seulement Knight n’a jamais eu d’enfant, mais il va encore plus loin: il souhaite l’extinction de la race humaine. Cette opinion radicale, l’homme de 76 ans ne la doit pas Ă  une pulsion gĂ©nocidaire, mais Ă  ses Ă©tudes Ă  la Western Oregon University au dĂ©but des annĂ©es 1970, lorsqu’il a dĂ©cidĂ© de militer pour la planĂšte. “Le problĂšme de la surpopulation Ă©tait bien connu et acceptĂ© par les mouvements Ă©cologistes de l’époque”, juge-t-il. AprĂšs s’ĂȘtre offert une vasectomie Ă  25 ans, Knight a donc vite rejoint l’association Zero Population Growth (“Croissance de la population nulle”), créée par Paul et Anne Ehrlich. Ces deux chercheurs Ă  l’universitĂ© de Stanford avaient connu le succĂšs en 1968 avec La Bombe P, un livre dans lequel ils prĂ©disaient la destruction de l’environnement et de terribles famines tuant plusieurs centaines de millions de personnes Ă  cause de la surpopulation dans les annĂ©es 1970 et 1980.

Enfants terribles

Deux personnes sont assises sur une vĂ©randa, vĂȘtues de vĂȘtements Ă©lĂ©gants. Il y a un drapeau amĂ©ricain en arriĂšre-plan.
 Photos: Winnie Au

Et ils eurent beaucoup d'enfants

À rebours des thĂšses antinatalistes appelant Ă  faire moins d'enfants pour sauver la planĂšte, un nouveau courant de pensĂ©e fait de plus en plus d'adeptes aux États-Unis: le “pronatalisme”, qui estime que l'humanitĂ© doit se reproduire au maximum pour Ă©viter l'extinction. Un mouvement dont un couple de trentenaires issus de la Silicon Valley, les Collins, est devenu le principal porte-voix.
Un homme torse nu porte un bébé sur ses épaules. Le bébé est également nu et semble mordre ou jouer avec les cheveux de l'homme.
 Corentin Fohlen / Divergence

Pas d'enfants, pas de problĂšmes

Ouf de soulagement collectif. AprĂšs deux mois en collĂ©-serrĂ© avec leurs enfants, les parents de ce monde peuvent enfin profiter des vraies vacances: la rentrĂ©e. Quant aux autres, ceux que l’on appelle les childfree, ils seraient, selon toutes les Ă©tudes, les adultes les plus Ă©panouis du monde actuel. Pourquoi donc? Mais parce que c’est l’évidence, disent-ils.
Un personnage assis sur un pot lisant un journal, avec une cigarette fumante posée à cÎté.
 Illustrations : Jules Le Barazer pour Society

Merci QI?

Comme Ă  chaque rentrĂ©e, les enseignants ont vu ces derniĂšres semaines venir frapper Ă  leur porte des parents persuadĂ©s que leurs enfants Ă©taient surdouĂ©s. Ou plutĂŽt HPI, pour “haut potentiel intellectuel”, le terme dĂ©sormais employĂ©. GonflĂ©e par des sĂ©ries et ouvrages grand public et convoitĂ©e pour l'argent qu'elle gĂ©nĂšre, cette bulle des enfants prĂ©coces rĂ©vĂšle surtout les limites de l'hyper-parentalitĂ© et les maux d'une Ă©cole publique attaquĂ©e de toutes parts.

Society #214

Deux personnes sont assises sur une vĂ©randa, vĂȘtues de vĂȘtements Ă©lĂ©gants. Il y a un drapeau amĂ©ricain en arriĂšre-plan.
 Photos: Winnie Au

Et ils eurent beaucoup d'enfants

À rebours des thĂšses antinatalistes appelant Ă  faire moins d'enfants pour sauver la planĂšte, un nouveau courant de pensĂ©e fait de plus en plus d'adeptes aux États-Unis: le “pronatalisme”, qui estime que l'humanitĂ© doit se reproduire au maximum pour Ă©viter l'extinction. Un mouvement dont un couple de trentenaires issus de la Silicon Valley, les Collins, est devenu le principal porte-voix.
Un homme torse nu porte un bébé sur ses épaules. Le bébé est également nu et semble mordre ou jouer avec les cheveux de l'homme.
 Corentin Fohlen / Divergence

Pas d'enfants, pas de problĂšmes

Ouf de soulagement collectif. AprĂšs deux mois en collĂ©-serrĂ© avec leurs enfants, les parents de ce monde peuvent enfin profiter des vraies vacances: la rentrĂ©e. Quant aux autres, ceux que l’on appelle les childfree, ils seraient, selon toutes les Ă©tudes, les adultes les plus Ă©panouis du monde actuel. Pourquoi donc? Mais parce que c’est l’évidence, disent-ils.
Illustration pour Sarkommence
 Photos: Julien Lienard pour Society

Derniers instants de liberté

Condamné à cinq ans de prison ferme dans l'affaire du financement libyen de sa campagne, Nicolas Sarkozy profite de ses derniers jours de liberté pour donner des interviews et aller voir jouer le PSG au Parc des Princes. En 2023, nous le suivions dans sa tournée des stations balnéaires de droite pour la promotion de son livre, alors qu'il tentait déjà de faire oublier ses ennuis judiciaires.

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