

âJe suis fille unique et je viens dâAlsace. Mes parents y habitent toujours, dans un petit village de moins de 1 000 habitants. Ma mĂšre est retraitĂ©e, elle a 68 ans, et mon pĂšre en a 59. Ils ont un Ăąge Ă risque, mais ils ne sont pas non plus trĂšs vieux. Pourtant, dĂšs le mois de janvier, jâai Ă©tĂ© vigilante sur cette maladie. Vu lâampleur que ça avait pris en Chine, je sais pas, jâai senti le truc, jâai alertĂ© mes parents trĂšs tĂŽt, je leur ai dit dâĂȘtre prudents. Et ça nâa servi Ă rien. Avant mĂȘme le confinement, ils ont rĂ©duit les courses, ne parlaient pas aux gens, ou du moins gardaient une distance physique. Et malgrĂ© ces prĂ©cautions, ma mĂšre est tombĂ©e malade le 15 mars, avec des symptĂŽmes trĂšs forts, de la fiĂšvre jusquâĂ 40°C tous les jours, et des Ă©volutions dâheure en heure, incroyable. On a tout de suite pensĂ© au Covid-19. Mon pĂšre est tombĂ© malade deux jours plus tard. Le seul endroit oĂč ma mĂšre a pu lâattraper, câest au supermarchĂ©, ils ne sont allĂ©s que là ⊠Mais bon, lâAlsace, câest lâĂ©picentre, mĂȘme si eux sont dans le Bas-Rhin.


















