

Il est midi ce lundi 27 mai et Jean-Marc Governatori a sorti la veste vert émeraude qui l’accompagne parfois. Il attend devant un quai de la gare du Nord avec une membre du bureau politique de son parti, Écologie au centre, ainsi que TF1 et Society. Le candidat aux élections européennes doit se rendre à Senlis pour ce qu’il appelle une conférence de presse, sa 48e de la campagne. “La priorité, ce sont les journalistes, parce que ce sont eux qui sèment les graines de confiance. À travers eux, on touche un maximum de monde.” Il a prévu d’en faire 50 au total. Il préfère cela aux meetings qui “ne servent à rien”. Carrément? “Oui, ne viennent que des convaincus. C’est une dépense de temps et d’énergie inutile. Nous, on gère notre budget en bon père de famille. Finalement, c’est le contribuable qui paie. C’est sérieux, une élection nationale, on n’est pas là pour se faire plaisir”, dit-il, comme s’il était certain d’aller chercher les 3% et le remboursement des frais de campagne. Il l’est: Jean-Marc Governatori dit très sérieusement, avec son très léger accent, lui qui est conseiller municipal d’opposition à Nice, qu’il “marche actuellement sur l’eau. C’est extraordinaire ce qu’il se passe. Les médias font une pub extraordinaire pour l’environnement. Il y aura un gros score pour Marie Toussaint, contrairement à ce que disent les sondages, et pour nous”. Il continue sur le quai: “On est sondés tout le temps entre 1 et 2. Mais ça veut dire 5 quand on connaît un peu le sujet.”








