Peace and Love and Dollars | Society
Reportage

Peace and Love and Dollars

Bienvenue à The Farm, ou comment l'une des communautés new age les plus célèbres de l'Amérique seventies s'est transformée en un Disneyland pour hippies chics des grandes villes.
  • Par Mehdi Bouzouina, à Summertown (Tennessee) / Photos: Whitten Sabbatini
  • 16 min.
  • Reportage
Un homme avec une barbe et des lunettes est accroupi, portant un foulard jaune et un pantalon vert. Il est pieds nus et semble être dans un environnement sombre avec d'autres personnes en arrière-plan.
 Photos: Whitten Sabbatini

“Amour! Amour! Amour! Joie! Joie! Joie! Bonheur! Bonheur! Bonheur!” À l’ombre d’un belvédère en bois, une vingtaine de personnes, la plupart assez âgées, forment un cercle autour d’un guitariste. Elles récitent des mantras en dodelinant de la tête en rythme, avant d’exécuter des salutations en joignant les mains. Le musicien, t-shirt coloré à motifs psychédéliques et chapeau de cow-boy, fait tourner quatre accords pendant de longues minutes. Ces “danses pour la paix universelle” sont l’équivalent de la messe du dimanche dans la communauté hippie The Farm, l’une des plus anciennes et des plus iconiques des États-Unis. La prière, fruit d’un syncrétisme entre soufisme et bouddhisme zen, est organisée toutes les semaines en extérieur.

Society #230

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