

Le matin mĂȘme, tout sâĂ©tait pourtant bien passĂ©. Les premiĂšres rĂ©pĂ©titions avaient Ă©tĂ© bonnes. Jamel Debbouze Ă©tait arrivĂ© en forme, comme souvent, prĂȘt Ă dĂ©conner et tourner un Ă©pisode de H. Puis est venue la pause dĂ©jeuner. Alors que les acteurs et les techniciens filent se restaurer Ă la cantine, Jamel rebrousse chemin pour rĂ©cupĂ©rer quelque chose dans sa loge. Une heure plus tard, au moment de reprendre le service, il est introuvable. Personne ne le sait, mais Jamel a filĂ© par la porte de derriĂšre, est montĂ© dans sa Ferrari 360 Modena, a roulĂ© jusquâĂ lâaĂ©roport dâOrly et a pris lâavion. Câest la panique sur le plateau. Surtout pour FrĂ©dĂ©ric Berthe: âOn se dit: quâil va revenir mais il ne rĂ©apparaĂźt pas de la journĂ©e, remet le rĂ©alisateur de lâĂ©pisode en question. Je tourne ce quâon peut tourner sans lui, câest-Ă -dire pas grand-chose⊠On se demande: âMais il est oĂč, ce con?ââ AprĂšs le tournage, Berthe se retrouve dans la salle des rĂ©gisseurs, oĂč les acteurs jouent Ă la PS2 quand Canal+ ne tourne pas en boucle. On est en mai et ce soir-lĂ , Nulle part ailleurs est en direct de Cannes. Berthe jette un coup dâĆil. Que voit-il? Jamel Debbouze, Ă©videmment, qui fait le show. Il a montĂ© les marches quelques minutes plus tĂŽt. Le lendemain matin, Jamel reviendra sur le plateau tout penaud, se confondant en excuses auprĂšs de toute lâĂ©quipe. AcceptĂ©es. âIl faut dire que quand il sâest mis Ă jouer⊠bah une flĂšche, quoi, dit Edgar Givry, second rĂŽle prĂ©fĂ©rĂ© de Francis Veber et qui jouera, deux saisons durant, le directeur de lâhĂŽpital de H. On lui passait tout. CâĂ©tait le roi du pĂ©trole.â




