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LĂ -haut

Chaque année depuis plus d'un demi-siÚcle, le C'Space rassemble des jeunes Français qui viennent tenter d'envoyer leurs fusées artisanales dans le ciel. Et, pourquoi pas, dans le futur.
  • Par Lambert Stroh, dans le camp militaire de Ger / Photos: Brian Reynaud
  • 11 min.
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Un groupe de personnes portant des gilets rĂ©flĂ©chissants et des bracelets lumineux regarde le ciel nocturne oĂč l'on peut voir une traĂźnĂ©e lumineuse. Une tente est visible sur la gauche.
 Photos : Brian Reynaud pour Society

En cette soirĂ©e de juillet, la nuit tarde Ă  tomber. Dans l’attente de l’obscuritĂ© et d’un signal de dĂ©part, Lucas, Lukas, AnaĂŻs, Arthur et RaphaĂ«l bombardent d’UV leur minifusĂ©e, baptisĂ©e Hypnos et conçue en fibre phosphorescente. À 23h passĂ©es, une voix surgissant d’un talkie-walkie les informe que leur moment est venu. Les cinq adolescents, dĂ©jĂ  munis de lunettes de soleil, s’équipent de gilets jaunes et de lampes frontales. Arthur tend Ă  ses amis des bracelets fluorescents “juste pour le flex”. Ils quittent leur tente avec leur engin d’un mĂštre de long dans les bras, se dirigent vers le pas de tir sous les applaudissements de la foule. Devant la rampe de lancement, un constat dĂ©grise Arthur: il a oubliĂ© le document dĂ©taillant les opĂ©rations avant dĂ©collage. Un aller-retour au barnum plus tard, Hypnos est prĂȘte pour l’allumage. Un haut-parleur Ă©met le dĂ©compte: “Trois, deux, unitĂ©, mise Ă  feu.” DĂ©signĂ©e Ă  la courte paille, c’est AnaĂŻs qui appuie sur le bouton-poussoir. La fusĂ©e s’envole. Les panneaux LED qui recouvrent son fuselage passent du bleu au rouge et irradient le ciel. À 200 mĂštres du sol, un parachute s’extrait et permet au module multicolore d’atterrir sans encombre. En deux ans d’existence, c’est le troisiĂšme vol rĂ©ussi pour l’“Agence spatiale landaise”, le nom que s’est trouvĂ© le club des cinq.

Society #262

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