Passion orque | Society
L'étrange passion

Passion orque

Avec Pénélope Bagieu, autrice de BD.
Illustration pour Passion orque
 

“L’orque a une tĂȘte sympa, et en fait ne l’est pas du tout ; j’aime bien. Tu vois arriver cette espĂšce d’énorme bordel avec toutes ses dents et tout, et il fait des petits bruits adorablissimes, on dirait un gros bĂ©bĂ©, alors que c’est pas du tout un gros bĂ©bĂ©, il peut bouffer un grand requin blanc. Quand j’étais petite, le film Orca Ă©tait passĂ© Ă  la tĂ©lĂ©. J’en ai fait des cauchemars, mais ça a laissĂ© une empreinte hyperforte de respect. C’est un animal fascinant, et qui est vraiment dans le collectif. C’est une forme d’intelligence qui nous dĂ©passe -un pavĂ© dans la mare-puisque nous, on a renoncĂ© Ă  ça pour miser plutĂŽt sur des stratĂ©gies individuelles. Pour les novices: les orques subissent la mĂ©nopause et les femelles mĂ©nopausĂ©es dirigent toute la famille. En gĂ©nĂ©ral, la matriarche a un aileron un peu pĂ©tĂ©, des balafres et elle peut avoir 80 ans. Ses enfants quittent le nid pour aller faire des bĂ©bĂ©s Ă  cĂŽtĂ© mais reviennent chez leur mĂšre aprĂšs. C’est vraiment des Italiens de la mer, quoi. Pour mes 30 ans, mes proches m’ont permis d’aller en Colombie-Britannique, lĂ  oĂč tu es sĂ»re de voir des orques en faisant une espĂšce de camping sauvage vraiment Ă  la roots. C’était l’époque des tĂ©lĂ©phones merdiques, donc j’ai juste une vidĂ©o pourrave prise depuis mon kayak.”

Pour tout savoir sur ce voyage et sur comment on dessine les orques, écoutez le podcast Passion passions, sur toutes les plateformes.

Society #228

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