Un couple, deux cadavres | Society
C'est arrivé prÚs de chez vous

Un couple, deux cadavres

Les 18 et 19 juin derniers, une femme et son compagnon, des octogénaires néerlandais, ont été retrouvés morts au fin fond de la Haute-Marne, loin de leur parcours de vacances prévu, sans trace apparente de violence. Encore plus étrange: leurs corps étaient situés à quatre kilomÚtres l'un de l'autre. Alors?
  • Par Victor Jezequel et Abel Robaeys-Huon, Ă  Orquevaux
  • 11 min.
  • EnquĂȘte
Une voiture est arrĂȘtĂ©e sur un chemin forestier Ă©clairĂ© par ses phares, avec un cerf Ă  proximitĂ©. Une personne est allongĂ©e Ă  droite de l'image, partiellement visible. Les couleurs sont vives et contrastĂ©es, avec des tons de vert, violet et orange.
 Illustration: Lucie Roullier pour Society

Il n’existe que deux moyens pour admirer le Cul-du-Cerf, un ravin vertigineux de 65 mĂštres de profondeur en plein cƓur de la commune d’Orquevaux, en Haute-Marne: soit en le dominant par en haut via la dĂ©partementale en direction de Leurville, le village voisin, soit par en bas, via un sentier qui mĂšne au fond du gouffre. Ou plutĂŽt, au “trou du cul du cerf”, pouffe Tiffany Cherrier, Ă©leveuse canine dont la maison se trouve Ă  l’entrĂ©e du second accĂšs. Pour emprunter ce dernier, il faut abandonner son vĂ©hicule sur un parking Ă  la lisiĂšre de la forĂȘt, devant la lourde barriĂšre en bois qui bloque le chemin. La suite se fait Ă  pied. Quand, un samedi de juin caniculaire, la trentenaire a appris par l’agriculteur qui lui fauche son terrain qu’une voiture, les cinq portes grandes ouvertes, avait Ă©tĂ© aperçue au-delĂ  de la barriĂšre, elle a laissĂ© libre cours Ă  son imagination. “Une voiture en plein milieu de la forĂȘt, on a d’abord cru que c’était un trafic de drogue”, dit-elle. Dans ce village d’une soixantaine d’habitants oĂč les rumeurs se propagent comme une traĂźnĂ©e de poudre, il faut peu de temps pour que l’affaire arrive aux oreilles de Didier Trommenschlager, l’adjoint du maire, reconnaissable Ă  la chemise Ă  carreaux qu’il ne quitte jamais. Il se rend sur les lieux. Et dĂ©couvre Ă  son tour la Peugeot 2008 blanche, les portiĂšres toujours ouvertes, mais le coffre cette fois refermĂ©. Suspicieux, il tire la sonnette d’alarme Ă  la gendarmerie. Au mĂȘme moment, le 17 juin dernier, une enquĂȘte pour la disparition inquiĂ©tante de Paul et Gerda Klapper, un couple de NĂ©erlandais de respectivement 83 et 80 ans, est justement ouverte par le parquet de Chaumont, la prĂ©fecture du dĂ©partement, Ă  la suite d’une alerte de l’ambassade des Pays-Bas Ă  Paris.

Society #260

Illustration pour “Je ne devrais pas le dire, mais j’en ai un peu marre de bouffer”
 Photos : Aliocha Boi pour Society

“Je ne devrais pas le dire, mais j'en ai un peu marre de bouffer”

Va-t-on continuer encore longtemps Ă  mettre du zaatar partout? Qu’est ce qui va remplacer la mode du bĂĄnh mĂŹ? Top Chef rend-il ses laurĂ©ats fous? Les grands chefs sont-ils aussi mĂ©chants qu’on le croit? À toutes ces questions, François-RĂ©gis Gaudry, l’homme qui incarne le mieux la folie fooding qui dĂ©ferle sur la France depuis quinze ans, a des rĂ©ponses.
Illustration pour Portrait de Christophe Gleizes, journaliste pour So Foot et Society, condamné à 7 ans de prison en Algérie
 

Christophe Gleizes, profession reporter

Journaliste Ă  So Foot et Society, Christophe Gleizes a Ă©tĂ© condamnĂ© dĂ©but juillet Ă  sept ans de prison en AlgĂ©rie. Une dĂ©cision absurde contestĂ©e par ses proches et ses collĂšgues. Portrait d’un passionnĂ© de reportage qui n’a rien Ă  faire derriĂšre les barreaux. Portrait de notre collĂšgue, injustement condamnĂ© Ă  sept ans de prison en AlgĂ©rie.

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