

âJe peux rencontrer quelquâun, on papote cinq minutes, et mon premier rĂ©flexe, câest de dire âviens bouffer Ă la maison un de ces quatreâ. Je mets les petits plats dans les grands systĂ©matiquement, ça crĂ©e des discordes avec mon mec, qui me dit âcâest infernal de se mettre autant la pression pour quelquâun que tu as rencontrĂ© une fois, on sâen fout, on fait des bonnes pĂątes et voilĂ â. LâannĂ©e derniĂšre, jâai ouvert une table dâhĂŽtes Ă©phĂ©mĂšre dans ma maison de campagne -je ne sais pas pour qui je me prends. Jâai fait une annonce sur Instagram: âQui veut venir bouffer dans mon jardin le 14 juillet?â Jâai cuisinĂ© trois apĂ©ritifs -soupe de melon avec ricotta fouettĂ©e et huile de basilic maison, samossas au chĂšvre cendrĂ© et menthe du jardin, et poivrons et tomates rĂŽtis avec burrata. AprĂšs, des Ćufs Ă la diable fuchsia infusĂ©s dans la betterave, posĂ©s sur une crĂšme de petits pois, menthe fraĂźche et wasabi. Puis mes fameux raviolis chinois Ă base de tofu, champignons noirs, shiitake, petit bouillon de shiso. En plat, un tajine de fenouil. Pour quinze personnes, avec sept assiettes par personne, câĂ©tait un bordel faramineux, mais jâai passĂ© un aprĂšs-midi formidable.â








