

Il paraît qu’un jour, tu es allé voir une voyante qui t’a dit que tu allais jouer dans un biopic. C’était un an avant qu’on me propose de jouer l’abbé Pierre. Elle m’a fait flipper. Elle m’a dit: ‘Je vois un carnet rouge.’ Et il se trouve que l’abbé Pierre avait un carnet rouge sur lui tout le temps. C’était son carnet de prières, dans lequel il y avait ses notes, des cartes postales… C’était vraiment emblématique chez lui.
Qu’est-ce que tu t’es dit quand tu as reçu cette proposition? C’est marrant parce que par le passé, j’ai refusé deux rôles de prêtre. Comme si j’attendais le prêtre (il sourit). Vu que c’est un rôle rare dans une carrière d’acteur, un rendez-vous potentiellement important, il y a un genre de choc où il faut prendre la dimension de la chose. Ça met la barre haut dans l’exigence, c’est intimidant, on se sent responsable. Et puis très vite, je me suis rendu compte que je ne connaissais pas grand-chose de l’homme, juste son image médiatique. J’ai énormément bouffé de vidéos d’archives, de livres, de photos. Et je suis tombé de haut en découvrant le romanesque de sa vie.


