Têtes à claques | Society
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Têtes à claques

Le Power Slap a professionnalisé un concept simple: encaisser une gifle sans se protéger, puis rendre la pareille. Un “sport” qui fait des vues par milliards pendant que les médecins s'étranglent, et qui vient confirmer la tendance: cette époque est décidément très étrange.
  • Par Eitanite Bellaïche / Photos: Daniel Dorsa (The New York Times/Redux -REA)
  • 6 min.
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Illustration pour Têtes à claques
 Photos: Daniel Dorsa (The New York Times/Redux - REA)

Imaginez-vous debout, les mains le long du corps, attendant qu’une brute de 176 kilos vous gifle. Le visage tendu par le stress et la concentration toute dirigée vers la réception prochaine de la mandale. Le type en face s’appelle Makini Manu. Avant de frapper, il interprète un genre de haka façon All Blacks. Une boucherie en perspective? Eh bien non: manque de bol pour “Big Mak”, comme il se fait appeler, son adversaire du jour n’est pas vous, frêle fidèle de Society, mais un dénommé Danie van Heerden, dit “Pitbull”. Après avoir reçu le coup, bien que pesant 50 kilos de moins que Makini, la joue certes un peu rougie, Pitbull mime en souriant un conseil nutritionnel à Big Mak: “Mange plus.” Le public exulte. Les deux hommes échangent un check viril, puis passent au second round.

Society #274

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