

Encore quelques heures et ce sera le début des examens. Ce dimanche 4 décembre 2016 au soir, le calme plat règne dans la résidence universitaire de la Bouloie, à Besançon. Aucun dîner improvisé, personne dans les couloirs, personne non plus dans la “salle de convivialité” du rez-de-chaussée. Comme les autres, Victor* est dans sa chambre de neuf mètres carrés, le casque sur les oreilles. Il s’est couché tôt pour être en forme le lendemain. Mais à 3h, il se réveille en sursaut. Un cri vient de déchirer le silence. Un seul cri, rien d’autre. Victor s’enfile un grand verre d’eau, puis se rendort. Le voici un mois plus tard, toujours dans la même chambre. Il est 17h, la pièce n’est éclairée que par l’écran d’ordinateur ouvert sur le lit. Dans le coin de la porte, en short de pyjama, le jeune homme raconte qu’il a désormais du mal à trouver le sommeil. “Je réfléchis et je me dis que j’aurais dû réagir différemment en entendant le cri”, avoue-t-il, mal à l’aise.
Car aujourd’hui, plus personne n’ignore d’où venait ce cri. Ou plutôt de qui. À la suite des événements de la nuit du 4 au 5 décembre, une enquête est désormais en cours pour savoir ce qui est arrivé à Narumi Kurosaki, locataire de la chambre 106, que personne n’a vue depuis.


